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HÉMORRAGIES NON PROFUSES

La compression a pour principai défenseur Finsterer, et il est assez remarquable que le créateur de la KR. p. e. abandonne sa méthode dans les U. hémorragiques. Dans 9 cas d’hémorragie aiguë profuse, Finsterer ayant trouvé un U. duodénal inextirpable utilise comme procédé hémostatique «locclusion du pylore, une gastro-entérostomie, l’hémostase par compression du duodénum au moyen d'un tampon ». Ce n’est que dans les cas non aigus où l’indication d’hémostase n’est pas immédiatement urgente, dans les cas d’anémie secondaire grave par hémorragies récidivantes que Finsterer accepte de faire une KR. p.e. Il en a publié deux cas avec succès.

Même avec une pareille indication la R. p.e. ne paraît pas une intervention de choix. Quinze jours après une G. p.e. pour ulcère hémorragique, un malade de Santy fit une nouvelle hémorragie grave, avec chute des G.R. à 1.922.000. Malgré des transfusions répétées, la mort survint par hémorragies persistantes. Delore et Thiers ont publié deux observations à peu près superposables. Papin et Wilmoth relatent dans leur rapport (p. 842) une observation de résection gastrique large pour ulcère juxta-cardiaque méconnu et saignant. Cette «opération de Madlener » involontaire fut suivie d’un échec. Lefèvre étant intervenu

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pour hémorragies ne vit pas d’ulcère ; il exécuta ncanmoins une résection gastrique. Le malade étant mort de nouvelle hémorragie, l’autopsie découvrit un ulcère périvatérien. Cependant plusieurs chirurgiens, comme Schoemacker, Westerman, Friedemann, Melchior, J. C. Bloch (S.N.C., 1935), conseillent d’utiliser la R.p.e. dans les U. duodénaux ïinextirpables à forme hémorragique (en dehors des hémorragies profuses).

Gabrielle, dans sa thèse, apporte plusieurs observations favorables. Zuckschwerdt et Horstmann signalent que l'indication opératoire était l’hémorragie dans 16,8 % de leurs cas de R.p.e. Après l’opération, il y eut toujours une hémostase correcte. Neuber a également publié trois guérisons sur quatre cas. Il est vrai que plusieurs de ces chirurgiens coagulent l’ulcère qu’ils abandonnent.

Il semble donc que, en dehors des hémorragies aiguës profuses, la R. p.e. puisse avoir des indications. Peut-être peut-on mettre cette méthode sur le même plan que l’exclusion haute qui a donné de beaux succès à Ducombe et à Senèque et a permis à J. C. Bloch d’écrire-ceci : «Elle peut suffire à arrêter l’hémorragie par mise au repos de l’ulcus. En tous cas elle permet de faciliter considérablement la résection si celle-ci est rendue nécessaire. Elle ne semble pas plus grave que la G. E. classique, cette dernière, en revanche, constitue une entrave sérieuse à la gastrectomie secondaire. L’exclusion haute lui est à tous points de vue supérieure. »

Si l’on admet que la R.p.e. a des indications dans ces formes hémorragiques (en dehors des hémorragies profuses), on peut souhaiter que cette indication reste très restreinte. Dans un article sur «les conceptions de Pauchet », Luquet signale que son maître se contentait parfois d’une R.p.e. dans les U. D. situés loin du pylore. Une duodéno-gastrectomie large lui paraissait quelquefois trop risquée. Mais, dans les formes hémorragiques, il acceptait ce risque pour assurer l’hémostase. Il y a donc lieu d’être plus exigeant dans l’appréciation de l’inextirpabilité en

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cas d’hémorragie. On n’oubliera pas que dans cette occasion la R.p.e. est vraiment une opération « palliative >» et que le grand risque couru du fait des hémorragies, légitime un plus grand risque opératoire.

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