CICATRISATION
C’est aussi une preuve de la facilité avec laquelle cicairisent les ulcères, dans certaines conditions nouvelles, et ceci rejoint les conclusions expérimentales ou anatomiques d’un grand nombre de travaux.
La cicatrisation des ulcères a été étudiée expérimentalement avec profit. Roussy, Oberling et Leroux écrivent dans leur précis d'anatomie pathologique qu’une perte de substance même considérable de la muqueuse guérit rapidement par contraction spasmodique de la muqueuse qui ferme immédiatement la plaie et empêche le contact du suc gastrique avec les tissus mis à vif. Or certaines ulcérations aiguës sont d’emblée très profondes et lèsent la musculeuse qui devient incapable de réaliser l’obturation de la perte de substance. L. Michon et Magrou, dans le laboratoire du Prof. Gosset, ont étudié la régénération de la muqueuse et noté, dès 1924, que jamais la muscularis mucosæ n’était reconstituée intégralement. Harper, ayant créé de nombreux ulcères expérimentaux, a vu qu’un ulcère guérit en trois semaines s’il est effectivement protégé contre la sécrétion gastrique.
Comme Buchner dans son livre, Livy note que lorsque
la lésion est profonde, le tissu de granulation se renouvelle au fur et à mesure qu’il est détruit par les sucs digestifs. La motricité de l'estomac gêne beaucoup la coalescence des bords de Fulcère. Stalker, Bolmann, Mann écrivent dans un remarquable article sur les U. expérimentaux par le cinchophan (Archives of surgery, 1937) que trois jours après l'arrêt du traitement par cette drogue, des ulcères produits commencent à se déterger. Un caillot de fibrine se forme. En une semaine le cratère ulcéreux est rempli d’un tissu de granulation très actif. Au douzième jour, la muqueuse gagne des berges de l’ulcère vers le tissu central.
Des ulcères géants, calleux, disparaissent en plusieurs semaines. Après douze semaines il devient à peu près impossible d’en retrouver la trace.