G ACIDE CARBONIQUE DES MUSCLES
aussitôt déplacé par ce dernier, était aisément extrait et recueilli et un calcul bien simple me permettait de savoir combien 100 grammes de tissus, mis eu expérience, contenaient d'acide carbonique. Je ne manquais pas de soumettre au même traitement la solution d'alcali gardée comme témoin, parce qu'elle contenait toujours une certaine quantité d'acide carbonique qu'il fallait naturellement déduire. Celle méthode très simple à laquelle je ne prétends pas attribuer une exactitude de décimales, me paraît devoir donner des résultats très suffisamment voisins de la vérité ».
J'ai tenu à citer textuellement l'exposé du procédé qui a été suivi par le savant physiologiste, car il a servi de base à mes recherches. J'avais besoin de mesurer exactement la quantité d'acide carbonique conlenue dans les muscles, et j'ai employé, d'abord, le procédé de Paul Bert; mais j'ai reconnu que, si l'on agit sur 10 grammes de muscles, par exemple, le volume d'acide carbonique fourni par fc tissu, est, en général, bien moindre que celui du gaz renfermé dans la solution alcaline, et si l'on fait une erreur dans la mesure de cette dernière quantité, le chiffre de l'acide carbonique contenu dans le li.sii devient tout à fait inexact.
EAU DE BARYTE 87
J'ai pansé tout d'abord à l'emploi d'une solution de potasse, complètement décarbonatée ; mais il est difficile de préparer une pareille solulion, et j'ai fait choix de l'eau de baryte, qui peut être facilement obtenue, tout à fait claire et privée complètement de carbonate.
Voici la technique du procédé qui m'a donné de bons résultats :
Je prends un ballon de verre d'une contenance d'un litre, à parois assez résistantes pour supporter la pression atmosphérique, muni d'un col ayant 3 centimètres de diamètre et un mètre de longueur; ce récipient, que j'emploie constamment pour l'extraction des gaz contenus dans le sang, est lavé d'abord avec de l'acide chlorhydrique étendu, qui enlève toute trace de carbonate ; puis on le remplit d'eau ordinaire, qui est renouvelée trois ou quatre fois; finalement, on lave avec de l'eau distillée; dans le ballon, maintenu verticalement par un support, on fait arriver de l'eau de baryte, qui traverse un filtre et un entonnoir. Constamment, l'eau de baryte se trouble, le récipient renfermant une certaine quantité d'acide carbonique; il faut agiter l'air du ballon avec l'eau de baryte et verser de nouveau celle-ci sur le filtre, jusqu'à ce qu'on obtienne un liquide tout à fait clair ; on remplit