DES XT, XII, XIII ET XIV‘ SIÈCLES
I Fermail de manteau. De forme circulaire. Diamètre 0,045. Il est d’or, ci orné de >
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granes ; enrichi de perles et de pierres fines, un saphir occupe le centre; des arcatures très délicates dessinent sur l'épaisseur les courbes du contour; un réseau de filigrane recouvre la
plaque d’or qui constitue le revers. L'on voit des agrafes semblables attachant le manteau sur
des figures sculptées au onzième siècle; l’on connaît quelques bijoux analogues placés comme eæ voto sur des statues d’orfévrerie représentant la Vierge. Telle a dû être la destination du fermail gravé sur la planche XI.
IIo Lapis (Médaillon de), sculpté sur les deux faces : d’un côté Jésus-Christ portant le
livre des Evangiles et bénissant; les lettres grecques 1c. xc, placées près de la tête, sont
l'abréviation des mots ‘I
de Xpuoris [Jésus-Christ] ; les deux arbustes qui, partant de terre, s'élèvent à droite et à gauche de la figure du Christ, sont une allusion à la vigne du Seigneur.
Du côté opposé, Marie, mère de Dieu, debout, dans l'attitude de l’adoration; les lettres
abréviation des mots M
grecques MP. OY, placées près de la tête, sont 1 p @5 [la Mère de EI F I g
Dieu]. Le travail est byzantin.
To Bague sigillaire de saint Louis. Diamètre 0,028. Le chaton est un saphir pâle, taillé en table et sur lequel est gravée en creux la figure du saint roi, nimbé et couronné, debout,
portant un sceptre; près de la tête sont intaillées les lettres s. 2., qui sont les initiales des
mots sancltus Ludovicus [saint Louis]. L'inscription :
EST LE SINET DU ROI SAINT LOUIS, est incisée sur l'enveloppe intérieure de l'anneau d’or qui, à l'extérieur, est semé des fleurs de
lis de France épargnées sur un fond noir niellé. Le nimbe, les initiales, l'inscription ont été
ajoutés au sinet de Louis IX, après sa canonisation, en 1297, Philippe le Bel régnant. La
bague de saint Louis est conservée dans la galerie d’Apollon, au Louvre.
IVo Couronne d’orfévrerie, ornée de filigranes, enrichie de perles, de rubis et de
turquoises. Elle est, comme toutes les pièces de cette publication, dessinée dans sa grandeur
réelle; l'original est posé sur la tête d’une statuette d'ivoire de la Vierge, des premières années du quatorzième siècle, que l'administration des Musées impériaux a acquise, en 1861, de M. le prince Soltikoff.
Vo Fleur de li
reliquaire et a été fait pour renfermer des cheveux de la Vierge. Il était et est encore placé
Or, cristal de roche, émail vert, perles et saphirs. Ce joli bijou est un
dans la main droite d'une statuette d'argent doré qui représente Marie portant l’enfant Jésus ; statuette dont la date est certaine par la donation qu’en a faite la reine Jeanne d’Evreux, veuve
du roi Charles IV, le 28 avril 1339. Elle est conservée dans la galerie d’Apollon.
(N° 38 de notre Notice, Antiquités capétiennes.)