‹ Les gemmes et joyaux de la couronne au Musée du LouvreChapitre 25 sur 65 · XVI° SIÈCLE, R · texte numérisé non relu

XVI° SIÈCLE, R

Diamètre, 0%,132, — Hauteur, 0",086.

La coupe qui est circulaire et le pied rapporté sont taillés dans une pierre de couleur sombre, mélée de tons bruns et aventurinés sur lesquels se détachent des veines d’un rouge

sanguin très vif et d’autres qui sont blanches

Les montures sont d’or : les serpents qui forment les anses sont ciselés et émaillés; quelques émaux simulent des pierreries sur l'anneau et sur le cercle qui enchässent le pied.

De toutes les gemmes colorées, la sardoïne semble avoir été celle qui, dans l'antiquité, a

été préférée ; les v

s les plus rares et les plus anciens que possède la collection de la couronne

sont des vases de sardoïine. Au seizième siècle, en même temps que le cristal de roche, le jaspe apparaît, comme la pierre de prédilection, et, parmi les jaspes, ceux qui sont mélés de couleurs et de nuances multiples ont été les premiers que les orfévres ont recherchés pour les orner de leurs montures. Les vases et coupes reproduits par les planches XVIIT et XX, celle que nous avons sous les yeux, ceux que nous verrons plus loin gravés sous les numéros XXIV et XXVI, J

riétés qui réunissent les tons les plus vifs et les plus opposés. Ce n’est que plus tard que nous

sont tous de

spe, et les pierres dures dans lesquelles ils sont taillés ont choisies parmi les

trouverons un vase de jaspe sanguin, matière qui, sous Henri II et ses fils, sera, de préférence aux autres, employée jusqu'au jour où l’agate orientale deviendra la pierre à la mode. Observons

dès à présent que les orfèvres du seizième siècle, en travaillant sur des matières différent:

ont changé leur manière : pour les jaspes qui sont diaprés de plusieurs nuances, l'or ciselé et

quelques touches d'émaux leur ont paru suffire; ils ont relevé par la blancheur des perles et

par l'éclat de quelques pierres fines la coloration intense et sombre du jaspe sanguin; ils ont prodigué les pierreries de toutes couleurs et les émaux de tous les tons, quand ils ont eu pour fond la nuance pâle d’une agate transparente.

(N° 494 de l'Inventaire des Bijoux de la Couronne, 1791.)

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