‹ Les gemmes et joyaux de la couronne au Musée du LouvreChapitre 27 sur 65 · COUPE DE JASPE DE SICILE · texte numérisé non relu

COUPE DE JASPE DE SICILE

XVI* SIÈCLE, RÈGNE DE FRANÇOIS Ier

Hauteur, 0,190. — Longueur, 0,1

— Largeur, 0,105.

La vasque qui est de forme ovale, le pied taillé en balustre, et la patte extraite d’un troisième morceau, proviennent d’agates de même espèce. Les nuances qui dominent dans la coloration sont orangées, d’autres sont sanguines, et le fond est mélé de plusieurs tons de gris. Les dessins arabesques qu’on voit tracés sur les trois parties de la coupe y sont intaillés par

une profonde gravure. Les montures sont d’or, et des émaux brillants sont appc

s sur quelques détails des agrafes qui rattachent la vasque au balustre et le balustre à la patte.

Les mont

es de la Sicile sont très riches en jaspe, et les espèces qu'elles renferment sont

extrêmement variées. À Palerme, sont encore de nos jours établis des lapidaires qui les taillent ; ] E 4!

en tables et qui en font des ouvrages assemblés ; ceux qu'ils utent pour le pavage des palais

sont combinés comme l’opus alexandrinum dont ils ont continué la tradition et perpétué l’usage.

La Sicile est la mine féconde dont sont sorties les pierres éclatantes qui décorent les autels, dans les églises de Rome, de Naples, de Florence et de Gênes ; elles entrent dans la composition des mosaïques, et les tons neutres dont plusieurs d’entre elles sont composées offrent d’heureuses ressources pour l'harmonie du travail.

taillées, de colorations très variées, telles qu'ont été celles qui ont inspiré tant de gracieux

st en Sicile que nos orfévres pourraient, sans dépense excess ve, obtenir des pièces

motifs de montur

> aux artistes du seizième siècle. Il ne manque aux lapidaires de la Sicile que

des modèles de forme : puissent-ils connaître et mettre à profit celles que nous espérons faire

revivre, en entreprenant d’en répandre, par la gravure, l'étude et le gout!

Sans faire recherchent dans les modèles les lois

une imitation servile, que ces arti

d’après lesquelles un vase, une coupe, un ba n, peuvent atteindre l'élégance et approcher de F 1 ? Ï € |

la perfection.

(N° 221 de l'Inventaire des Bijoux de la Couronne, 1791.)

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