TROUVÉS DANS SA SÉPULTURE, A TOURNAY
La forme de larme est celle de l'épée romaine. Elle était portée du côté gauche. Un or très pur, battu au marteau et réduit en lames, compose le revêtement de la poignée ; c'est également l'or, mais travaillé au ciseau, qui constitue le pommeau de l'épée, dont près d’une moitié manque. Sur le milieu du pommeau l’on peut remarquer le commencement de l’ornementation qui est reproduite avec un développement complet sur la double garde et sur les trois pièces dont le fourreau de l'épée était garni.
Cette ornementation, qui a l'apparence d’une mosaïque translucide dont les interstices
seraient cloisonnés d’or, est d’une exécution tellement précise qu’en aucun temps on n’eût su mieux faire. L'or en est la base; c’est dans l’or que sont emboïtées les sections de verres ayant uniformément la couleur et la transparence du grenat, dont est formé le pavage qui
épouse tous les contours et revêt toutes les surfaces ; ce sont des lames d’or qui, interposées entre
les sections de verres, de D qu'elles y occupent ; la troisième, en raison de la coupure qu'a motivée le format de notre
ssinent les différents réseaux qu'a imaginés le caprice de l'orfèvre. = ?
trois pièces d’orfévrerie décorant le fourreau, deux ont été dessinées en la place
publication, a été reportée au haut de la planche, à gauche. C’est celle qui garnit l'extrémité
ae des deux autres par la cornaline blanche évidée
du fourreau qu’elle termine, et elle se distir en anneau, que l’on remarque en sa partie inférieure. Cette pièce est fragmentée et a perdu l’appendice qui, remontant sur le bord du fourreau, répétait au bas, mais dans le sens contraire, le motif qui se voit descendant dans l’agrafe rapprochée de la garde.
L'épée de Childéric a été donnée au roi Louis XIV, en 1665, par Léopold [*, empereur
d'Allemagne.
Elle est conservée dans le Cabinet des Antiques de la Bibliothèque nationale, et est le
plus ancien monument de la monarchie françai
(N° 3 de notre Notice, Antiquités mérovingiennes.)