‹ Les gemmes et joyaux de la couronne au Musée du LouvreChapitre 36 sur 65 · XVI · texte numérisé non relu

XVI

Hauteur, 0,205. — Diamètre, 0,075.

Le gobelet allongé est d’un seul morceau ; le pied est rapporté. Deux figures mythologiques

sont gravées sur le verre, elles représentent Vénus et Adonis; près du bord sont disposés des groupes de fruits et des rubans formant des guirlandes sur lesquelles sont placés des oiseaux ; des godrons décorent la base. La monture d’orfévrerie n'est qu'un simple anneau couvrant la jonction du gobelet et de son pied; mais les émaux appliqués sur l'or imitent des pierres fines ; elle ne diflère pas de celles que nous avons signalées sur plusieurs pièces d’un même service, particulièrement sur le joli verre dont la reproduction précède celle que nous avons sous les yeux. Cette planche, rapprochée de celles qui portent les numéros XXVIII et XXXI, permet

à boire, dont l’us izième siècle a été une innovation

donc d'étudier trois formes de verr

qui s’est continuée jusqu’à nous.

Pendant toute la durée des temps que lon est convenu d'appeler le moyen âge, le vase à boire qui était le hanap, se rapprochait de la forme du calice, par les nécessités de sa destination, comme récipient d’un liquide, mais en différait presque toujours par des inventions

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compliquées et des assemblages souvent bizarres. Le calice proprement dit, dégagé de toutes

l'autel ; tel est

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additions acce it le vase réservé pour la communion du prétre celui que reproduit notre planche IV, œuvre du douzième siècle et type très pur d’une forme parfaitement simple; or le verre à boire placé sous le numéro XXVIII, et l’un des trois que

nous étudions, n’est qu'une interprétation appropriée au goût du seizième siècle et l'application

à un usage domestique, de la forme générale et des parties constitutives du calice (voir la

planche IV, citée plus haut). Cette forme est celle qui a prévalu. Si nous examinons trois

tableaux célèbres : la Cène, de Léonard de Vinci, le Repas chez Simon le pharisien et les Noces de Cana, de Paul Véronèse, nous voyons dans le premier, sur la table de Jésus et des apôtres, le verre cylindrique qui, après avoir été le plus usuel, n’occupe plus de nos jours et dans nos offices qu’un rang fort modeste. Paul Véronèse à placé sur la table de Simon le

erre en forme de calice et a prodigué dans les Noces de Cana la coupe élégante qui nous

est connue par les produits des fabriques de Murano. C’est en effet dans les collections de ces

ème siècle,

verres fragiles qu'on trouvera le plus de variétés des verres à boire en usage au seiz

et la forme dont le calice est le type est celle qu’on y rencontrera le plus souvent.

N° 277 de l'inventaire des Bijoux de la Couronne, 1791.)

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