‹ Les gemmes et joyaux de la couronne au Musée du LouvreChapitre 39 sur 65 · TRAVAIL ORIENTAL · texte numérisé non relu

TRAVAIL ORIENTAL

De la tasse, hauteur, 0%,068. — Diamètre, 0%,084.

eur, 0,120

De la soucoupe, hauteur, 0",03

uses sur l'eau pure d’un cristal, c’est un rêve charmant, l’'amusement l ) ;

d'une

le travail patient d’un Indien. Nous l’avons sous les yeux : une gravure peu profonde

a tracé le dess

renats, des émeraudes, enchâssés dans de l'or, sont incrustés

des saphirs, des g

de place en place, attachés comme des fleurs et des graines à des tiges légères, simulant des [ Î 8

feuillages ou marquant sur le bord de la tasse les intersections d’un réseau d’or; aux tiges sont

suspendus des oiseaux dont l’ouvrier a varié les poses et le mouveme l a conservé

l'incr

tation d’émail qui a dû remplir tous les vides accusés par la gravure, et la coloration verte

de cet émail indique que cette g e nichée était une famille de perruches. Les Européens,

au seizième siècle et depuis, ont quelquefois reproduit cette brillante fabrication dont l'invention

appartient à l'Orient; nous en connaissons quelques exemples ns les collections, sous des

s a renouvelé limitation : il s’est

utier de Par

formes diverses, et il y a moins de vingt ans un bij

re sent inspiré de la tasse du Louvre et a exécuté avec habileté un choix de boucles

d'orcilles dont une boule ou une olive de cristal était le motif, et l’ornement un semis de

diamant

, de rubis, d’émeraudes, de saphirs. À Paris la mode est si fugitive que les essais les

plus ingénieux, quel que soit leur succès, n’ont qu’une durée très limitée; si l'on rchait

it retrouver dans l’écrin d’une femme

rait) q

uni, en mettant dans ses choix une très grande résery

aujourd'hui à revoir ces boucles d'oreilles, il les faudr

ii dep

Une personne de goût (une femn exce

ans eût saisi au

is ving

les inventions agréable les inventions agréables,

assage et assage et

quelquefois les imitations de nos meilleurs artistes, orfévres et joailliers, eût fondé et formerait

une collec

ion où il y aurait fort à apprendre et beaucoup à louer.

La jade, par la douceur de sa coloration, était, comme le cristal de roche, un fond bien

al

approprié à une broderie de pierreries ; ayant même sur 1

> cristal cet avantage que la demi-opacité

de la substance ne laisse pas apercevoir au revers le fond du travail (et ce fond ne produit pas

un effet fable dans l’intérieur de la tasse que nous venons de décrire); aussi est-ce sur des

jades que les Persans particulièrement ont exercé leur goût : ils en ont montré un très dé

at en

disposant toute l’ornementation sur la surface extérieure d’une soucoupe ; c'est celle qui se voit,

quand la main porte aux lèvres le breuvage qu’elle contient, et cette observation pourrait nous

conduire à remarquer que trop souvent les pièces de nos services modernes sont décorées aux

places qui sont couvertes et cachées, lorsqu'on en fait usage.

N° 334 des Inventaires du Louvre.) — | 105 de l'Inventaire des Bijoux de ln Couronne, 1791.)

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