‹ Les gemmes et joyaux de la couronne au Musée du LouvreChapitre 60 sur 65 · FIN DU XVI° SIÈ · texte numérisé non relu

FIN DU XVI° SIÈ

ILE, RÈGNE DE HENRI IV

Hauteur, 0,185. — Longueur, 0,180. — Largeur, 0,"087.

La tasse, oblongue, est d’une nuance très douce; le fuseau et la patte qui com osent le ; gue, ; I pied sont d’agate onyx. La forme de la tasse n’est pas de celles qu’il faudrait souvent imiter, mais elle offre quelques avantages, dans certaines positions déterminées ayant un sens plus marqué TEAM D a E9, I Il qu'une coupe circulaire, et produisant un effet agréable lorsqu'elle alterne avec d'autres objets. Le fuseau du pied est sans élégance. Nous ne saurions faire le même reproche à l’orfévrerie des montures : elle est fort délicate; la jolie branche qui sert d’anse à la coupe est émaillée de blanc,

rehaussé de touches noires très fines: l'émail des feuilles

le vert émeraude avec quelques

nuances aventurinées qui le rehaussent par places, comme sont les feuillages brûlés par le soleil ; le même système d'ornementation et la même coloration sont répétés sur l’attache de la coupe à son pied et sur la monture qui contourne le soubassement.

Ce motif d’orfévrerie, simple et gracieux, exigeant une grande habileté de main, aura eu du succès lorsqu'il fut inventé, car, en outre d’une coupe presque semblable à celle que nous

avons fait graver, et qui, dans nos vitrines, est posée en regard, nous le trouvons répété sur

plusieurs pièces de la collection; telle est la tasse d’

gate orientale, inscrite dans notre notice

sous le numéro 74; telle, la tasse de sardoine qui porte le numéro 272. Ces émaux blancs,

pointillés de noir, ces lignes de feuillages, ces alternances de vert émeraude et de brun aventuriné,

quelquefois de bleu turquoise, ou lavande, sont caractéristiques de cette époque; ces émaux

blancs, nous les verrons bientôt employés avec des pierreries substituées aux émaux color

igées avec eux. Cette époque est aussi celle où

puis mé

ate a été l’objet d’une prédilection marquée, non point l’agate fleurie, jaspée de tons divers, comme sont quelques-unes des agates de

Sicile, mais l’agate orientale, presque incolore, d’un ton doux, légèrement nuancé, transparente

et présentant, lorsque la lumière la traverse, des effets qu'on ne saurait ni décrire ni nommer ; apparents surtout lorsque les pièces sont amincies, et réduites par la taille à un point difficile à

atteindre, car la matière est très

ante.

Comme e>

-mple de travail de lapidaire et d’orfévre en ce ger

> nous indiquerons la très

jolie coupe d’agate orientale, ornée d’émaux, qui fait partie de la collection du Louvre et est décrite dans notre notice sous le numéro 51. Par le choix de la gemme et le goût des montures,

elle se rattache à celle qui nous occupe.

(N° 311 de l'inventaire des Bijoux de la Couronne, 1791.)

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