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frappants de la continuité de la vie sociale, et de cette admirable liaison qui unit dans l’immortalité de ce grand corps les générations successives (‘). » En France, où il s'établit pour échapper aux tracasseries de ses compatriotes, il fut vite séduit par les idées de l’école saintsimonienne (:). Par ailleurs, il observa beaucoup, vit la révolution de 1848 et assista au risorgimento de son pays : il fut un témoin agissant de cette génération énergique qui fonda l'unité italienne et renoua la tradition de la Renaissance. Imbu de l’idée du progrès, il ne pouvait manquer de réfléchir aux causes et aux conséquences des révolutions politiques contemporaines. Peu à peu, il élabora sa Teoria dei periodi politici qui parut en 1874 chez Hoepli à Milan, en un volume de plus de six cents pages. Mais l'idée en était ancienne : selon M. Limentani, on en trouve le germe ou tout au moins le pressentiment dans sa Philosophie de la Révolution (1851) et même dans ses ouvrages antérieurs. La théorie est déjà ébauchée dans l'Histoire des Révolutions d'Italie (Paris, Michel Lévy,
() La Philosophie expérimentale en Italie, p. 35.
€) V. surtout P. Leroux, De la loi de continuité qui unit le XVII[° siècle au XVII (Revue encyclopédique de 1832). Il est difficile de préciser ce que Ferrari doit à l’école saint-simonienne. Cependant, il est probable qu'il fut frappé par la division de l’histoire universelle en périodes critiques et en périodes organiques. « 1 était tout naturel, écrit H. Hôffding, qu'une semblable conception apparût dans un siècle qui avait vu la critique renverser le vieil édifice de la foi et de la société, sans qu’elle fût capable do créer une organisation nouvelle et d’anéantir le besoin de cette organisation, » (Histoire de la philosophie moderne, &. IL, p. 330.) Saint-Simon qui avait assisté à la Révolution française fut sans doute intéressé par la venue d'une génération vigoureuse qui rompait brusquement avec le passé; et il éprouva le besoin de reconstruire la société détruite par les révolutionmaires. L'expérience de la Révolution lui fournit le schéma de l'alternance des périodes de critique et d'organisation. Il est vrai qu’il donne au rythme une vaste ampleur, et qu'il fait du moyen-âge tout enlier une période d’organisetion succédant à une période de décomposition (cette vue. qui ruinait la philosophie de l'histoire du xvin siècle, était à elle seule un trait de génie). Ferrari saura réduire ces larges périodes à de modestes proportions.
1856-1858), plus développée dans l'Histoire de la raison d’État (Paris, Michel Lévy, 1862) (:), et dans Le Corso sugli serittori politici italiani (Milan, 1862), enfin généralisée dans La Chine et l'Europe, leur histoire et leurs traditions comparées (Paris, Didier, 1867). En vieillissant, Ferrari lui attribue toujours plus de valeur, comme en témoignent les articles publiés en 1870 et 1871 dans la Nuova Antologia sur les désastres de la France, le sort de la République en France et l'incendie de Paris. Après avoir exposé magistralement sa théorie des périodes politiques (1874), Ferrari applique encore sa conception à l’histoire de l'empire de Byzance dans un cours professé à l'Université de Rome et publié par le journal 77 Diritto (1876). IL y est donc resté fidèle jusqu'à sa mort.
La Teoria dei periadi pohitici comprend quatre parties. La première, intitulée la génération pensante, définit la génération, fixe sa durée, et montre la constance du phénomène, en dépit des irrégularités qui le masquent : les chapitres essentiels en sont le deuxième et le troisième. La deuxième partie expose la théorie de la période, sorte de rythme à quatre temps, formé par la réunion de quatre générations suecessives. La troisième partie lève les objections et Les doutes. Enfin la quatrième traite de la vitesse comparée des mouvements historiques.
La première partie nous intéresse spécialement, car elle offre beaucoup d’analogies avec les idées de Lorenz que nous résumerons ensuite ; et elle établit la base du système, qu'il faut d’abord assurer. Quant aux groupements de générations, ils varient tellement avec les auteurs qu'on doit se méfier provisoirement de cette
(+) Pp. 211 et sq., #11 et 412, M7. L'année même paraissait le livre de Dromel.
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superstructure. D'ailleurs, Ferrari lui-même a condamné les périodes qui englobent une trop longue série d'années. Il repousse avec dédain la théorie moderne du progrès, et il regrette qu’on ait abandonné la trace des anciens, « immolant ainsi, comme dit M. Espinas, les ancêtres de son système à La rigueur nouvelle avec laquelle il prétend l'appliquer ».
Aucune théorie ne trouve grâce devant lui : ni les cinq gouvernements de Platon qui se succèdent comme les eng actes d'une tragédie et retournent à leur point de départ pour recommencer leur cours, ni les trois temps de Polybe, ni Les deux époques de Machiavel, ni les spirales de Campanella, ni les Corsi et Ricorsi de Vico, ni les évolutions psychologiques et sidérales de Pomponace ou de Bodin. Le tort de tous ces écrivains est d’embrasser des périodes trop étendues : « Tous les fabricants d’époques procèdent par religions, par civilisations, avec des périodes immenses qui embrassent d’un trait les Perses, ou les Grecs, ou les Romains, ou les Chrétiens. Les théologiens sautent à pieds joints d'Abraham à Moïse et de Moïse à Jésus; Hégel fait une seule époque des cinq mille ans de la Chine... C’est le règne de la confusion. Que ne trouve-t-on pas dans un espace de mille ans? Les guerres, les conquêtes, Les fourberies, attribuées à une génération au lieu de l'être à une autre, s’y enchevêtrent dé mille manières dans un chaos hétérogène et extravagant. » De plus, Machiavel et Vico mettent leurs idées au service de leurs passions politiques ou religieuses. Toutes ces théories passent du moyen âge aux temps modernes pris en bloc, et toutes sont dictées par l'esprit de parti.
Cependant, les excès des théoriciens ne doivent pas discréditer toute recherche de ce genre. Les phases de la vie sociale ne se succèdent pas au hasard, mais suivant un ordre déterminé. Chacune de ces phases a une durée
définie et un caractère spécial, dérivant de la phase précédente et entraînant le caractère de la phase suivante. On n’a pas trouvé leur commune mesure parce qu’on l'a cherchée trop loin : ce ne sont pas les événements historiques, mais les étapes de la vie humaine qui fournissent l’étalon demandé. Tous les hommes qui naissent ensemble forment une génération historique : la génération est le mètre de l'histoire. Marius et Sylla ; César et Pompée; Horace, Virgile et Auguste appartiennent à la même génération. « Pour nous, la génération sera Île premier élément de tout retour. Semblable au lever du soleil, elle reste toujours identique à elle-même, elle répète sans se lasser le même drame à toutes les époques, sous toutes les civilisations. On naît, on vit, on meurt, le fils recommence la tâche du père, traverse la même série de surprises et de douleurs, pour aboutir au même dénouement : la génération sera notre point de départ. »
Mais il faut distinguer la génération pensante de la génération matérielle. Les recherches statistiques ne fixent pas la durée de la génération historique. Quételet et d’autres ont cherché à calculer la durée moyenne de la vie humaine; mais leurs chiffres n’expriment qu’une abstraction, un moyen terme entre l'enfant qui vient de naître et le centenaire décrépit. Ils ne concernent que la vie matérielle et ne mesurent pas les années de la vie publique. Que nous importe de savoir qu'avant vingt ans la moitié des hommes disparaissent? L’historien ne doit tenir compte que des vivants, et à partir du moment où ils influent sur la marche des affaires. Si on prend comme point de départ la naissance à la vie matérielle, il est impossible d’assigner à la génération une durée de trente à quarante ans. Or, actuellement (1874), les hommes nés en 1840 sont loin d’avoir cédé la place à
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ceux de 1870 : « Ils en sont au contraire les pères, les . tuteurs, les maîtres, Les instituteurs : capitaux, terres et fabriques sont entre leurs mains; ils règnent dans les cours, dans les chambres, dans les tribunaux, dans les états-majors, dans les bureaux; pas une administration, pas une entreprise, dont les hommes de 30 ans au moins ne soient les chefs. » Le moment de la vraie naissance coïncide à peu près avec l’âge assigné à l'homme moyen par les statisticiens : c’est le moment où l’homme fonde une famille, où il entre dans l’armée, la politique, les affaires ; c’est le moment où il cesse d’être la matière animée de la société pour en devenir la matière active. Alors commence la vie intellectuelle qui dure environ trente ans, après quoi sonne l'heure de la retraite dans tous les états et pour toutes Les fonctions.
Il serait malaisé d'établir ce chiffre à l’aide de la statistique comparée des naissances et des morts sociales dans tous les domaines de l’activité humaine. Il faudrait distinguer les professions et les métiers, compter les années de service dans toutes les conditions, éliminer les individus purement végétatifs, les petits enfants, les adolescents, les mineurs, les infirmes, les incapables, Les oisifs, réunir beaucoup de renseignements difficiles à obtenir, par exemple sur le commerce et l’industrie. « Heureusement, nous possédons une ancre de salut : la biographie des grands hommes qui sont les têtes de la société, les rois de la pensée, les maïtres de la génération. Leur vie est connue, on en compte les années ; dès leur première apparition, ils tranchent trop sur leurs contemporains pour que la date de leur naissance reste ignorée. On sait que Le Tasse se révéla avec Æinaldo; Raphaël avec ses premiers tableaux, que Mozart et Rossini reçurent leur baptême dans les théâtres qui entendirent leurs premières notes : aucune incertitude sur les
124 LE PROBLÈME ET LES THÉORIES premières années d'un grand nom. Le Don Quichotte nous fournit l'heure que Cervantès voulait inutilement anticiper, et Campanella naît dans une insurrection des Calabres. Les comptes rendus des assemblées, les bulletins des victoires, les journaux des révolutions nous font connaître l'heure et l'instant où les astres de la renommée surgissent à l'horizon. »
En confrontant toutes ces données, on découvre que la durée moyenne de la vie publique est de rente et un ans et quelques mois. « La naissance varie : les uns se révèlent de 20 à 25 ans ; ce sont les poètes, les peintres, les sculpteurs, les musiciens ; les autres naissent plus tard, comme les philosophes, les jurisconsultes, les historiens; mais il ne leur faut pas moins de trente ans pour concevoir leur dessein, poursuivre leurs recherches, appliquer leurs idées, rectifier leurs erreurs, et enfin entrainer derrière eux la génération qui devait les aeclamer. » À la durée de la vie moyenne s'ajoute donc pour eux la durée de la vie publique. Sur 614 célébrités que l'auteur a étudiées avec soin, 253, presque la moitié, ont atteint trente ans de vie publique.
Il est vrai qu'il y a des exceptions : Mozart se révèle
à 14 ans; Vico retarde son apparition jusqu'à 44 ans; la
mission de Jeanne d'Arc ne dure que deux ans: il est des empereurs, des rois, des usurpateurs et des papes qui règnent peu : mais leur règne suppose une vie publique qui le prépare et l'explique. On pourrait instituer une science nouvelle sur la durée de la vie publique, sur la démographie des hommes célèbres, sur l'augmentation et la diminution de leur nombre, on arriverait au même résultat : {4 génération pensante dure autant que la génération matérielle, c'est-à-dire une trentaine d'années, le tiers de la durée normale de la vie. En sorte que les grands hommes vivent deux fois plus que les hommes du
DS RP PTE RR A RI 125 commun : ils ajoutent à la vie moyenne trente ans de vie publique, et presque tous sont doués d’une merveilleuse longévité.
Mais nous n'avons pas encore distingué la génération pensante de la masse confuse des individus qui eomposent la société : où doit-elle commencer ? où doit-elle finir? Tous les jours les naissances succèdent aux morts, et de nouveaux astres surgissent; Newton paraît l’année où meurt Galilée. Comment donc séparer une génération de celle qui la précède ? Qu'est-ce qui nous autorise à rapporter un nom, un fait, une date à une génération plutôt qu'à une autre? Pourquoi placer notre origine en 1848 plutôt qu'en 1858? « La politique et les affaires nous montrent qu’i/ appartient au gouvernement de fixer les dates de la vie publique. Si on ouvre au hasard un livre d'histoire, ses chapitres se succèdent suivant la série des rois, des dictateurs et des présidents dont il traite ; si on prend un acte notarié, dès les premiers mots, l'officier public y donne le nom du roi ou l’année de Ia république; de même, dans la pensée commune, si on nous demande l’année à laquelle appartiennent Shakespeare ou Corneille, nous croirons répondre en nommant Elisabeth d'Angleterre ou le cardinal de Richelieu. Pour nous, ajoute Ferrari, nous avons été engendrés à la vie spirituelle en 1848 ou par la République de février; nos prédécesseurs parlaient de 1814 ou du retour des Bourbons et vivaient sous d’autres impressions, avec d’autres tendances. Qui avait chassé les Bourbons? La révolution de 89 qui donne la date de la génération antérieure, et ainsi de suite : on remonte dans le passé en classant les vivants suivant les mutations politiques. La Genèse elle- même soumet l’ordre des temps à la succession des patriarches. Nous arrivons ainsi, du premier coup, à cette conclusion qu'à chaque trentenaire les générations se
renouvellent avec les gouvernements, qu’à chaque trentenaire commence une nouvelle action ; qu’à chaque trentenaire un nouveau drame se présente avec de nouveaux personnages ; enfin, qu'à chaque trentenaire s’élabore un nouvel avènement. »
Chaque génération a son gouvernement, et chaque gouvernement a sa raison d’être. Les gouvernements changent et se transforment par la force des choses, par
la succession des morts et des naissances : « Ce serait un -
véritable miracle si, rentrant dans un palais royal au bout de trente ans, nous y trouvions le même roi entouré des mêmes ministres, avec la même suite et les mêmes dames parées encore de leur première jeunesse. » Le gouvernement trouve dans sa propre fonction la cause de sa mort au bout de trente ans. Il protège la société à l'intérieur et la défend à l’extérieur; il se réduit done à une machine de guerre, à une forteresse vivante ; toute sa raison d’être consiste dans sa défense pour son maintien, et se résume dans le pouvoir de faire la guerre ou la paix, avec toutes les prérogatives que ce droit confère. Le gouvernement représente la force, il se fonde sur la force et agit toujours par la force, malgré les apparences ; l’action des gouvernements est essentiellement autoritaire et despotique. Chaque gouvernement veut durer, il tend à persévérer dans l'être : il est donc nécessairement conservateur ; il a besoin de l’armée, de la police, des gendarmes et du bourreau. Et si, parfois, il semble novateur ou libéral, c’est par une erreur de perspective, à cause de son inimitié contre le gouvernement antérieur, contre la génération qu'il ensevelit pour toujours ; mais, en lui-même, il reste fidèle au pacte qui lui a donné le jour, et dont il est le gardien et l’exécuteur. Chargé d'exécuter le programme qu'il s'est assigné à l’origine et qui lui a valu ses lettres-patentes, il ne
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peut évoluer qu’en apparence. Sans doute, il s'intéressera aux arts pacifiques, mais pour les enchaïner à son char ou les ligoter ; il récompensera les poètes afin d’en être loué, et il favorisera les découvertes qui augmentent sa puissance.
« Tandis que le gouvernement reste immobile, la société progresse, crescil eundo. Il n’est pas d'homme qui affronte la vie sans s'être promis d’en faire la conquête. Au bout d’une génération, la société n’est plus la même : les découvertes, les inventions, les arts l’ont transformée; ses moyens se sont simplifiés, et sa volonté s'est modifiée. Peu à peu elle s'est détachée du gouvernement, et au bout de trente ans, la nouvelle génération acclame un nouveau régime qui succède à l’ancien, par mutation pacifique ou violente (:).
« Sans doute, tous les changements de gouvernement ne coïncident pas avec le commencement d’une génération : ceux-là seuls comptent qui s’implantent et durent 30 ans; les autres peuvent être négligés.
« On ne comptera pas les tentatives malheureuses, les révoltes manquées, les simples secousses ; on ne comptera pas la révolution de Masaniello, étouffée soudainement par les Espagnols, qui se maiïntinrent pendant cette
{:) Voici le témoignage d’un axcien ministre français qui concorde singulièrement avec les idées de Ferrari :
« Tous les régimes qui se sont succédé en France depuis notre grande Révolution furent brisés parce qu’ils manquèrent de souplesse. Institués sous l'influence d'événements qui imposèrent à chacun d’eux une politique déterminée, ils ne surent pas ou ne purent pas modifier leur attitude conformément à l’évolution qui, au cours de leur durée, s’accomplissait dans les idées et les mœurs du pays. Tandis que tout se tranformait autour des dirigeants, ceux-ci restaient figés dans l'attitude qu'ils avaient dû prendre au moment de leur accession au pouvoir. Ils croyaient à la possibilité de se maintenir par la seule force gouvernementale ; ils furent tous renversés, à une heure donnée, par les forces populaires qui s'étaient développées malgré eux et contre eux. » (pe Lanessan, (a ne peut pas durer, dans le Matin, mars
même génération; on ne comptera pas les préludes impuissants de toute révolution future, pas plus que les convulsions posthumes de tout gouvernement tombé. » Si l’on retranche les efforts inutiles pour rétablir de nouveaux pouvoirs, et les efforts non moins vains pour ranimer des pouvoirs morts (les Cent Jours), le nombre des mutations se trouve réduit des deux tiers.
D'ailleurs, il faut tenir compte seulement des changements politiques, et ne pas exagérer l'importance des grands hommes; du moment qu’ils n’ont pas eu d'influence politique sur leur temps, ils ne déterminent aucune date, quelle que soit leur grandeur. On peut parler de l'ère d’Auguste, de l’ère de Dioclétien, de l'ère de Mahomet; mais on ne parlera pas de l’époque du Dante ou de Pétrarque, sinon par métaphore, ni de l’époque de Colomb, bien qu'il ait découvert un monde, ou de Socrate, quoi qu'il soit le maître de tous les philosophes postérieurs qui devaient venger sa mort : il n’a pas changé le gouvernement d'Athènes, il fait partie de la génération née avec le gouvernement qui l’a condamné. (juelle qu'’ait été l'influence de Confucius, il n'a pas changé le gouvernement de la Chine, 1l ne fait pas époque : il appartient à la génération du règne de Lou. En rapportant tous les événements à la naissance d’un Dieu qui n’a pas changé le gouvernement de Rome ou altéré celui de Jérusalem, les chrétiens font partir notre chronologie d'une date arbitraire. L'histoire est régie par une sorte de statistique circulaire. « Le monde va toujours son train et, pas plus que les règles de arte amandi, celles de la politique n'augmentent ni ne diminuent le nombre des révolutions réclamées par l'histoire. »
La durée de la génération nous permet de prévoir ia chute d’un gouvernement, mais non le gouvernement qui le remplacera : alors la théorie de la PÉRIODE vient à
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