VIII INTRODUCTION
fut pas favorable à nos généraux : douze y périrent, dont trois au siège de Saint-Jean-d'Acre, et trois à la bataille d'Alexandrie. Néanmoins, c'est peu en comparaison de l'hécatombe de généraux qui eut lieu sous l'Empire.
Sur les soixante-dix-sept généraux qui périrent sur les champs de bataille, de 1792 à 1804, cinquante-trois appartenaient à l'arme de l'infanterie, quinze à la cavalerie, cinq au génie, trois à l'artillerie et un à la gendarmerie. Vingt étaient d'origine noble ; neuf sortaient des écoles militaires (i).
En 1 790, trente d'entre eux étaient en activité de service comme officiers. Aucun n'avait obtenu le grade de général avant la Révolution. Ceux qui occupaient le plus haut rang dans la hiérarchie militaire étaient le vicomte de Noailles, mestre de camp depuis 1782; Gouvion, mestre de camp depuis 1787; Théobald Dillon, colonel depuis 1788; Blou de Chadenac, lieutenant-colonel depuis 1776; Drouet, lieutenant-colonel depuis 1783; Meusnier de la Place, lieutenant-colonel en 1789. Quatre étaient majors : Dujard (1786), Dampierre (1788), Stengel (1788) et La Barre (1788); un aide-major : Le Comte (1781). Brueys était lieutenant de vaisseau (1780); Conigliano-Clarenthal chef d'escadron (1789), et Guiscard de Bar chef de brigade d'artillerie (1788). Il y avait deux capitaines : Ihler
(1) Généraux appartenant à l'arme de la cavalerie : Conigliano-Clarenthal, Le Comte, Dampierre, Dumas, Chambon, Marigny, La Barre, Mirabel, Stengel, Dubois, Bonnaud, Forest, David, Champeaux, Roize.
Artillerie : Guiscard de Bar, Dujard, Dommartin.
Génie : Gouvion, Meusnier, Abbatucci, Boisgérard, Caffarelli.
Gendarmerie : Burcy.
Généraux d'origine noble : Dillon, Dampierre, Meusnier de la Place, Blou de Chadenac, Burcy, Marigny, Sarret, La Barre, Stengel, Beaupuy, Sandos, Brueys d'Aigaliiers, Boisgérard, Caffarelli du Falga, Dommartin, Champeaux, Desaix.
Généraux sortis des écoles militaires : Gouvion, Meusnier de la Place, Marigny, Abbatucci, Boisgérard, Caffarelli du Falga, Dommartin, Champeaux, Desaix.
INTRODUCTION ix
(1782) et Botta (1789); sept lieutenants : CafFarelli du Falga (1781), Blosse (1785), Beaupuy (1785), Dommartin (1785), Pierquin (1786), Sandos (1788) et Forest (1788); huit sous-lieutenants : Rambeaud (1783), Desaix (1784), Champeaux (1785), Proteau (1786), Dubois (1788), Marigny (1788), Boisgérard (1789) et Abbatucci (1789).
Xeuf servaient dans l'armée royale comme sous-officiers ou soldats (i).
Les trente-sept autres prirent du service de 1789 à 1792, soit dans les gardes nationales, soit dans les bataillons de volontaires. Parmi eux, vingt-quatre avaient servi avant la Révolution et avaient abandonné l'état militaire, soit par congé, soit par retraite. Deux d'entre eux avaient été officiers : Dugommier, major, et Dumas, capitaine; deux adjudants : Point et Argod; neuf sousofficiers : Bastoul, Chambon, Lecomte, Haxo, Charlet, Banel, Lambert, Robert, Mesnage; un caporal : Moulin. Dix avaient fait leur service comme soldats : Burcy, Matenotte, Rouyer, jMirabel, Noël, Beyrand, jMarceau, Dupuy, Bon et De Lanney.
Trois avaient servi à l'étranger : Sarret, en Espagne; Laharpe, en Hollande; et Kleber, en Autriche.
Enfin, dix de ces généraux n'avaient pas servi avant la Révolution : Brûlé, Charton, Mireur, Vignes, Chérin, Cambray, Joubert, Perrée (qui n'avait été que dans la marine marchande), Lanusse et Baudot.
Parmi les officiers, sauf Gouvion, Théobald Dillon, Meusnier de la Place, Dampierre et Noailles, et les élèves des écoles militaires, comme Desaix, Boisgérard et Abbatucci, qui entraient dans la carrière, lequel eut pu
(i) Boussard, sergent-major (1789); — Causse, sergent-major (1785); — Bonnaud, adjudant (1789); — Verne, quartier-maître trésorier (1787); — Duphot, caporal {1788); — Pijon, fourrier (1785); — David, brigadier (1787); — Calvin, soldat (1785); — Roize, maréchal des logis (1785).