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robe ot mis tou.s leurs bijoux, rattondaient avec iinpatienco. Ella resta là un moment, l'air ennuyé, par* lant peu, rep;nr(lant dédaigneusement le luxe prétentieux do ces bourgeois ; puis elle salua légèrement et se retira.
Mais M. Monturel s'accrocha aussitôt à elle etlaci ompagna dans le bourg, comme il le faisait pour le (k'^puté DulTart. Fier d'être vu en compagnie de la richissime parvenuo,[il aiïectait avec elle des airs d'inlimité^ et, plus nerveux que de coutume, lançait son coup de pied roidement et gesticulait fort, ses gros yeux lui sortant de la tête, et la bouche saliveuse. Il 0 la lâcha pas un instant : il entrait avec elle dans les laisons où il était familier, comme chez le maire et liez le juge, ou attendait à la porto en s'entretenant avec les voisins, absolument inconscient de sa platitude. Au reste, parmi les notables principaux d'Auheroquo, nul, si ce n'est M. Lavarde. un peu, ne parut se formaliser de cette visite par-dessous la jambe, Vendue, quatre ou cinq mois après, dans un » oslume incorrect. Pour se déguiser cette mortification, tous se disaient que madame Chaboin était une ' liginalo, une distraite, une capricieuse, qui ne failli rien comme tout le monde. Au vrai, elle était mal élevée et insolente comme presque tous les par- Nonus. Et encore, il fallait une grande l)onne volonté pour accepter la démarche de madame Chaboin comme une visite de politesse rendue, car elle ne
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s'excusait nullement du retard et, très ostensiblement, engageait les gros bonnets qu'elle visitait à organiser un pétilionnement pour la construction de la station dans les prés des Palus. Elle vit successivement, outre M. Moriturel et le maire M. Lavarde, M. Bourdal le notaire, M. Madaillac le secrétaire influent, M. Foussac le greffier, le « docteur » Grosjac, M. Desguilhem l'huissier, et aussi M. Caumont qui avait bien sur le cœur la froide réception que lui avait faite sa compatriote, « la Maria », mais qui n'en témoigna rien. Les autres furent arraisonnés par l'intendant Guérapin et se contentèrent d'une carte remise par M. Benoite, où l'an cienne financière de la « Mer nouvelle de Tomboi tou » avait ajouté le nom de sa terre au sien : « Madame Chaboin d'Auberoque. »
Après avoir mis en branle les autorités et les n tables du bourg, madame Chaboin songea qu'il fallait agir d'un autre côté. Elle savait trop comment se décidaient ces sortes d'affaires, comment 'on obtenait des choses iniques, absurdes, injustifiables, pour avoir grande confiance dans la pétition qui allait se couvrir de signatures et des croix des ilKftrés. Dans son esprit, cette pétition, colportée par Guérapin, n'était qu'une amorce, une première base d'opérations, qui masquerait son but particulier sous le prétexte do l'intérêt général.
Depuis quo madame Chaboin avait acquis la 1er
d'Auberoquc, tournait autour délie M. I)iiiïarl, rmiseiller général du canton, qui cumulait ces fonctions électives avec celles d'inspecteur du Palais-Bourl)on. Cctlo inspection était une sorte do sinécure drpendaiit du bureau des questeurs, obtenue par le moyen d'un sien cousin, député influent, qui se nommait Duiïart comme lui, ce qui faisait parfois des confusions dont il profitait. Le conseiller était un ancien fruit sec do riù*ole de droit, un financier de troisième ordre (pii avait tué sous lui la « Société d'Escompte du Périgord noir ». Fils d'un homme très populaire et justement estimé dans le pays^ il lui avait succédé au conseil général gri\ce ù son nom, à son savoir-faire personnel, et aussi, il faut bien le dire, à l'appui de la candidature oflicielle prêté par un préfet, ancien négociant de Cognac, nommé h la faveur d'une homonymie, disait la légende. M. Duiïart était un bel homme de trente-cinq ans qui avait l'air d'un sous-officicr de cuirassiers en civil. Blond, d'une (igure agréable, la moustache retroussée, avec du bagou, de l'entrain, do l'aplomb, en un mot, tous les dons superficiels propres à piper les suffrages populaires. Il n'était point méchant, passait même pour « bon enfant •, mais c'était vin homme faible, de moralité indécise, sans principes fixes et d'une probité politique incertaine. Ce candidat orticiel (jui, au fond, ne tenait à l'Empiro que pour garder sa place d'inspecteur, s'il ue brillait
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ni par le caractère ni par les capacités, était en revanche fertile en expédients et fécond en petits moyens. Son insuffisance était notoire, mais il avait tant couru le canton, serré la main de tant d'électeurs, câliné tant de femmes, embrassé tant de marmots « bouchards », qui est à dire barbouillés, distribué tant de mandats de secours, fait tant de promesses, tant intrigué, et tant trinqué dans les cabarets, qu'il avait été, le préfet aidant, élu avec une belle majorité. Depuis, il s'était maintenu par les mômes procédés, perdant des voix à chaque nouvelle élection, toutefois. Il ne se nommait pas dans la contrée un instituteur, un receveur-buraliste, un facteur, un cantonnier, dont la demande ne fût apostillée par lui. L'ami préfet n'exigeait pas précisément cette formalité, mais il faisait le sourd jusqu'à ce qu'un affidé eût fait entendre au postulant qu'avec la recommandation de M. Duffart la réussite était certaine. Et, en effet, autant l'affaire avait traîné, autant elle marchait rapidement lorsque le conseillerinspecteur s'en occupait; et bientôt une lettre de lui, avec en-tôte de la questure du Corps législatif, informait l'heureux solliciteur de sa nomination.
En tout temps, M. Duffart était grand donneur d'eau bénite, mais en temps d'élections il se ruinait en promesses. Dans ce genre, il allait jusqu'à la farce énorme, jusqu'à la mystification. C'est ainsi (|u'il avait promis aux habitants d'Aubcroque, où
Toau était raro, un puits artrsicii (|ui devait fairo jaillir sos ondes bienfaisantes au i)cau milieu do la place. Aprt'S son élection, raiïairo avait été « mise ù 1 étude », comme il disait, c'est-à-dire eo réalité renvoyée à la venue des coquecigrues électorales. Mais la désinvolture avec laquelle il s'était mo({ué des jobards électeurs lui avait fait du tort. Cette dâ* faire et d'autres du m^me genre avaient été exploitées par ses ennemis ; son prestige était entamé, on ne croyait plus à ses promesses dans le pays.
Ce personnage, nul dans uneaiïaire sérieuse, était impayable comme tripotcur de petites intrigues louches, comme courtier politique marron, comme conseiller-commissionnaire. C'était lui qui intenenait pour faire gracier les braconniers de nuit, le8 pécheurs à la chaux, les détenteurs de iaux poids, les tenanciers do tripots clandestins. Il recommandait les conscrits de bonne famille aux conseillers généraux, et, quoique peu considéré de ses coUè* gués, faisait quelquefois réformer ses protégés en promettant la réciprocité. C'était encore lui qui faisait donner des chemins de croix aux fabriques, et des livres de prix aux écoles; c'était lui toujours, qui accompagnait l'orphéon aux concours, et présidait honorifiquementlecomico agricole du canton. A Paris, il courait les ministères et les administrations, apostillait les affaires, parlait pour ses amis et faisait déplacer les hostiles avec l'appui du cousin député,
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et d'autres au besoin. 11 était connu comme le loup blanc dans tous les bureaux, et, grâce à sa parenté, à une certaine bonhomie de surface, à ses façons familières avec les subalternes, à la facilité avec lat|uelle il avalait les couleuvres que comporte le métier, il y était, sinon très estimé, du moins écouté assez souvent. Aussi, lorsqu'un curé obtenait cent francs pour un ornement d'église, ou qu'une commune recevait une subvention pour réparer un pont, une lettre partait du ministère et allait apprendre aux intéressés que sur la recommandation de l'honorable M. Duftart. conseiller général d'Aubcroque, Son Excellence monsieur le Ministre de... avait accordé... etc., etc.
Et l'obligeance de M. DulTart ne se bornait pas aux affaires publiques, elle s'étendait aux affaires privées. Il achetait des coupons en solde au Louvre pour les demoiselles Caumont, cherchait un bon fusil d'occasion pour M. Foussac, abonnait madame Grosjac au AJonileiir de la Mode^ courait les magasins anglais pour les dames Monturel et faisait généralement tout ce qui concernait son état.
Après une jeunesse un peu libertine, et une liaison ftk'heuse rompue pour des nécessités de situation, l'honorable M. Dulfart vivait seul avec sa sœur, veuve de trente-huit ans qui, ayant tâté de l'armée en la personne d'un capitaine d'infanterie qui lui avait légué des rentes, cherchait un homme politique
ru»
(li^pns.- a so laisser epuusLT. hn aiifininiu uhl- ii'MI- K u<c 11 Mcontre ou le résultat des démarches do la liaison do Foy, « ({uaranto ans do succès », elle di« rij^cail le ménage do sou frère, no man(|uait pas une s/'onco du Palais-Dourl>on et s'essayait à la vie publi(]uo.
Depuis son veuvage, le conseiller la trimbalait Tamponnée à lui, au cours dos visites qu'il faisait dans le canton pour entretenir son influence. On les invitait aux noces, aux fentes de village ; et la dnme. i^rande rousso au type do juive vénitienne, aimait tort ces tournées où l'on festoyait chez des protégés n^con naissants, ou des aspirants aux faveurs du ouvernemenl impérial. Après ces plantureux repas ui Ton buvait on trinquant, à la vieille modo péri- ^ordine, la sœur du conseiller chantait la gaudriole. ma foi, et lorsqu'il y avait des cléments, dansait un pi^it cancan au son de la « chabrette » ou de la vielle. Bonne personne» d'ailleurs, et ne méprisant pas l'aisance campagnarde et la rusticité paysanne, quoique habituée aux raninements d'un luxe de mauvais go6t.
Dans ces petite voyni;p<. ces tètes, ces parties do plaisir, madcmoisello Duffart, — qui avait repris son nom de famille un peu pour se rajeunir, et surtout parce que le nom du défunt capitaine Bourricq prélait à une féminisation désagréable, — mademoiselle Duiïart donc était en plein dans son élément, comme
lorsqu'elle tirait les cartes à ses visiteurs, ou leur faisait des réussites inventées par son époux. Mais où cela devenait drôle, c'était lorsqu'elle voulait faire de la politique et raccoler des partisans à son frère. Il fallait une certaine force de gravité pour ne pas pouffer de rire en l'entendant bavarder à tort et à travers sur les affaires publiques, se servant de mots qu elle n'entendait pas, répétant à contresens, comme un perroquet mal stylé, des phrases banales ouïes dans la bouche du conseiller. Et puis brouillant tout, confondant tout, et d'une cocasserie irrésistible dans le genre sérieux, avec, çà et là, des échappées légères qui sentaient la garnison et scandalisaient parfois les prudes, — lorsqu'elles comprenaient.
M. Duffart voyait tout cela : il sentait bien qu'au lieu de lui concilier des sympathies, sa sœur lui faicait du tort; mais le moyen de l'en empocher? Il ne fallait pas parler de la laisser au logis, car mademoiselle n'entendait point faire la Cendrillon ; et, comme elle avait de la volonté, même de l'entêtement, le conseiller était bien obligé de la subir. Le pauvre homme, puissant à la préfecture, connu dans les ministères, familier avec les hôtes du Palais-Bourbon. no « portait pas les culottes » chez lui, pas plus qu'un simple Foussac. C'était mademoiselle qui congédiait les bonnes, percevait ses rentes, le traitement de monsieur, et tenait le porte-monnaie.
Lui, toujours besoigneux, était à sa merci, car ce
<]ui restait do son trnitomcnt, saisi en partie» passait .1 l'entrotion du ménage, et quelquefois, on une (*\trôme urgence, à calmer de pauvres diables qui ivaient perdu leur petit avoir dans la « Société d'Rs« ( ompto du Périgord noir «.ot qui, sans cela, eussent tait du scandale.
En somme, grâce à sa prestance, son aplomb, sa faconde, au bon renom de son père, et surtout au défaut do personnalité influente dans le canton, M . DulTart faisait quelque ligure a distance et imposait au vulgaire ; mais ceux qui le connaissaient bien n'en faisaient pas grand compte.
Tel était Thomme qui cherchait à se lier avec madame Chaboin, attiré par la fascination des millions ( l le désir do se concilier une femme qui disposait d'uno centaine do voix.
La châtelaine, qui connaissait la situation équivoque et gênée du conseiller-inspecteur, le laissait venir. M. Duiïart avait déposé une carte cornée avec un mot poli es mains de M. Benoite pendant une des nombreuses absences de madame Chaboin qui, dans >on instabilité inquiète et maladive, partait quelquefois brusquement pour Paris, touchait barre ù son hôtel des Champs-Elysées où elle changeait de vêtements, et, incontinent, repartait pour Auberoque. Madame Chaboin s'était bornée à envoyer sa carte à M. Dulîart sans un mot de regret pour son absence, ou sorte que le conseiller, habitué à cette déférence
([u'à l'époque on portait à ceux qui étaient élus avec le patronage de S. M. l'Empereur, se demandait ce que signifiait cette attitude. « iMadame Chaboin, qui, disait-on, aspirait à exercer une inlluence dans le pays, voudrait-elle lui susciter un concurrent ? » Sans doute, il était, lui, l'homme agréé du gouvernement, l'ami personnel de Cottignac, le préfet sans la^on qui traitait les affaires politiques comme une vente de quelques barriques de fine Champagne ; mais tout cela ne le rassurait qu'à demi. Il savait que, si madame Chaboin, grâce à ses millions, faisait agréer en haut lieu un candidat au conseil général, sortable, cet excellent Cottignac le planterait là, très bien, malgré la reconnaissance qu'il lui devait pour (juelques petits services rendus jadis par la « Société d'Escompte du Périgord noir ». M. Duffart restait donc perplexe et inquiet, tout prêt à mettre son influence au service de la riche châtelaine.
C'est dans ces dispositions d'esprit que le conseiller général d'Auberoque se rencontra aux courses de Périgueux avec madame Chaboin, qui promenait son ennui dans un superbe landau de Dufour attelé en poste de quatre beaux percherons menés par des postillons en perruque blanche avec un piqueur en avant.
L'agent de cet abouchement fut M. Guérapin, jadis courtier électoral de M. Duiïart et maintenant intendant général de madame Chaboin, lequel se trouva là comme par hasard.
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l/inspoctcurconseillur, amonô par lui, vint mIu i la dame et s'entretint avec elle sur le turf, pui64|uo, ^t'Aco aux Monture! (|ui sont légion, un homme qui su rnspccto ne saurait dire: « le gazon *. Ils par* lurent un peu de tout : des performances du cheval favori, du cours de la Bourse, de l'arrêté ministériel relatif aux jupes des danseuses et de ri'Aposition universelle. Les courses terminées, madame Chal)oin oiïrit au conseiller de le ramener en ville, ce qui fut accepté avec empressement, do sorte que mademoiselle DulTart dut rentrer seule, avec le locatis qui les avait conduits. En route, madame Chal)oin parla de l'alVairo de la station, question vitale pour Auberoque, (lisait-elle, et non seulement M. Duiïart promit son appui personnel, mais encore il proposa à la châtelaine de lui faire faire la connaissance du préfet, un homme tout rond, sans façons, avec lequel on pourrait causer de la chose. Celte proposition, ((ui favorisait les vues de madame Chaboin, fut immédiatement agréée, et elle convint avec le conseiller d'un rendezvous pour le lendemain. Sur cette entente, les deux personnages étant arrivés à V Hôtel du i^érigord, où était descendue la richissime propriétaire d'Auberoqno. colle-ci donna au conseiller général un bon shake'hand. comme eût dit madame Alonturel, ot ils so séparèrent satisfaits l'un de l'autre.
« Il m'aidera ù obtenir la station >, pensait madame Chaboiu.
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« Elle ne songe pas à me combattre », se disait M. Duffart.
Le conseiller ne se trompait pas. La nouvelle châtelaine d'Auberoque, qui songeait à se réhabiliter dans la mesure du possible en exerçant une influence dans le pays, en se posant en grande dame, avait promptement compris que M. Duffart serait, si elle le voulait, son homme-lige, son porte-parole, et mettrait à son service les relations politiques, administratives et autres, qu'il avait dans le pays, et elle avait résolu de se l'attacher.
Le lendemain, le préfet, prévenu par son ami Duffart, reçut les deux visiteurs, et lut galamment bonhomme avec « madame Chaboin d'Auberoque » , comme Duffart l'avait annoncée. Tous trois parlèrent d'abord de choses indifférentes ; puis l'acquisition de la terre d'Auberoque par madame Chaboin fournit la transition, et la dame aborda la question de l'emplacement de la station. Le préfet écoutait, avec une attention de commande, tant les raisons de la riche propriétaire que le plaidoyer de Duffart ; et, quoiqu'il comprît très bien le mobile qui faisait agir l'ancienne financière de la « Mer nouvelle de Tombouctou », il hochait la tète favorablement, désireux do consolider la situation de l'ami Duffart, (ju'il savait un peu démonétisé à Auberoque.
A première vue, il ne prévoyait pas de difficultés insurmontables... Pourtant il savait que les ingé-
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niours proposaient de construire la station la plaine de Gharmicrs... Mais, peut-être, devant l'intérêt bien entendu d'Auberoque, ce chcf-licu de canton si dévoué à S. M. L'Empereur, ferait on fléchir la raison technique...
Au surplus, il allait s'informer dans les bureaux, demander le dossier, examiner le projet, et demain il espérait pouvoir dire quelque chose de plus précis... Puis, autorisé par les façons cavalières de madame Chaboin, il la pria de venir déjeuner le lendemain^ à la préfecture, avec M. DufTart, sans côréinonio, afin de reparler plus commodément de l'alTaire.
— Vous êtes bien aimable, monsieur le préfet 1 dit madame Chal)oin.
— Nous acceptons, mon cher préfet, ajouta M. Duiïart.
Le lendemain, au cours de ce déjeuner où madame Chaboin ne mangea guère mais but sec, futarriHé le plan de conduite derafl*aire, M. Duiïart, pour faire sa cour à l'archi-millionnaire, se montra le plus ardent. Il se chargea de la grosse besogne : pétitions, délibérations provoc|uée8 des conseils municipaux (le la région, avis du conseil d'arrondissement, etc. Madame C4haboin, de son c6té, se donna les gants d'avoir à Paris des relations qui pourraient être utiles à la réussite et qu'elle ferait agir. Le préiet, lui, promettait son appui ; il verrait le ministre...