Mari., m, M; etc
2. Nous iiarlerons aillenr? (liv. IV, cliap. ii) des rapports de Martial avec
homitieii.
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littiTiiture remploi du clown, qu'on récoiupense de ses drôleries par des coups de pied et des soufflets. Les critiques les plus larges ont à peine osé dire quelques mots en sa faveur; ils ont peur de se compromettre en plaidant l'indulgence. La plupart se croient obligés de venger sur lui, avec des colères indignées, les droits de la dignité humaine. Je ne connais guère de reproches déshonorants qu'on lui ait épargnés : c'est un mendiant sans pudeur, un frondeur impudent de ceux qui le nourrissent, et dont il a léché la main tout à Theure, un être jaloux, haineux, sans ombre de sentiment moral.
Cette litanie d'injures est peut-être imitile. Nous n'av(uis pas, au reste, le dessein de redresser ce Jugement, et l'on verra bientôt que nous ne serons guère moins dur. Cependant une observation paraît ici nécessaire. N'oublions pas que nous sommes dans le siècle de Sénèque, de IMine l'Ancien, de Tacite, de i*erse et de Juvénal ; c'est alors une mode très bien portée de regarder la société avec des ytîux farouches, et d'y découvrir des abominations sans nombre. On voit toutes choses avec une aiïectation maladi\e. Chez Mai'tial aussi, tout semble exagéré : il est certain qu'en général il n'a pas été traité, dans les grandes maisons de Uome, à la manière d'un parasite méprisé. Il n'a pas été non plus réduil à cette indigence humiliante qu'il reproche à ses protecteurs. Ouand on a un chez-soi à la ville ', une petite « bastide » dans la banlieue de liome% un attelage de mules pour s'y rendre ' ; quand on est en état d'envoyer à ses amis des présents % de les inviter à des repas intimes dont le menu est fort convenabh' ", on n'a pas le droit d'invectiver les hommes et la fortune. Aussi lorsque Martial, sur le p(/mt de quitter Uome après trente-quatre ans de séjour'',