‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 113 sur 345 · Pliii., Ep., II, 20; IV, 2 et · texte numérisé non relu

Pliii., Ep., II, 20; IV, 2 et

2. VI, .{8. — Ce lils mourut très jeune. IMine fiv, 2 et 1] donne de ruriouv détails sur In tîistueuse douleur de Héirulus, qui lit faire en linmz»'. en nryeiil, en ivoiir, on niarlMe, la slaliif de sou lils. t-l liiv dans t.uile rilalic la h'um:ipliit' (pril ('crivit a sa niémdiir.

•5. Ml. Mi ; vil. ;{(i; MM, 2S.

dients de Martial. Nous n'avons qu'à choisir; au temps des saturnales, il envoie peu pour se donner le droit de demander beaucoup; c'est ce qu'il appelle « jeter l'hameçon ». Un jour, il fait remarquer avec à-propos que ce qu'on donne à ses amis n'est pas perdu..., au contraire : il n'y a pas de placement plus sûr! Martial, une autre fois, prie un de ses patrons de lui prêto- cent mille sesterces \ agréable euphémisme qui n'a pas vieilli depuis Martial. A Kufus, il envoie cette épigramme, qui serait fort jolie, si elle était inspirée par un sentiment plus avouable : « Ces derniers jours, un quidam me lorgne avec une attention minutieuse; enfin, après m'avoir, du doigt et de l'œil, passé en revue comme ferait un maquignon d'esclaves, ou un marchand de gladiateurs qui examine l'état de sa marchandise : « N'es-tu pas, me dit-il, ce fameux » Martial dont tout le monde connaît les bons mots et » les délicieuses méchancetés? » Je laisse percer un léger sourire, et je lui fais un petit signe de tète pour dire que je suis en etfet celui auquel il a pensé : « Mais » alors, pourquoi as-tu un si piètre manteau? — Sans » doute parce que je suis un piètre poète î » Tu vois, mon cher Uufus ! Pour m'épargner désormais pareille mésaventure, aie donc la bonté de m'envoyer un manteau neuf- î »

Telle fut, vers la fin du premier siècle, la vie d'un poète à qui la nature avait donné le plus rare talent. Flatter et mendier ! Mais comme le poète s'est vengé de cette Rome qui l'humiliait, de ces nobles qui, en échange d'un compliment, consentaient à lui laisser quelquefois une place au bout de la table, à côté de l'histrion! La honte, le dégoût, la misère, ont fait de lui Thistorien ordurier de la société romaine.

Il n'était pas cependant plus gâté que beaucoup d'autres ;

i. V, 18; V, 42; vi, o.

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