Censor., De Die nalali
6. Juv., IX, yO; Pélr., Sahjr., .30; Plm., Ep., iv, 9; Mart., ix, 51, etc.
même des habiles qui savent naître plusieurs fois chaque année ^ Il y a tel avocat qui a reçu pour son anniversaire des pierres précieuses, des robes de festin, un vase antique ciselé ; un gros négociant, dont le comptoir est au portique d'Agrippa, lui a envoyé des étoffes orientales-. Le poète a vu toutes ces merveilles, il en a pris note, et, le lendemain, les oisifs sont informés que la maison de l'avocat Restitutus est pleine de somptueux présents. Le soir, le triclinium se remplit de convives % un peu au hasard, car on n'y regarde pas de près ce jour-là'. Cependant, quoique les invitations aient été fort nombreuses, on a eu Timprudence, comme il arrive presque toujours, d'oublier quelques amis; écoutons enco;*e ici les plaintes de cet infortuné Martial : « Sextus, quand je n'étais pas encore ton ami, tu m'invitais déjà au festin de ton jour natal. De grâce, qu'cst-il donc arrivé de nouveau et d'extraordinaire, pour m'être vu cette fois oublié, moi ton vieux camarade^?» Sextus s'excusait de son mieux, et répondait, d'un ton tout à fait dégagé : « Au désespoir I mon cher ; c'est mon coquin d'esclave invitateur ^ qui est en faute ; mais le maraud sera châtié de la belle façon ! »
Le poète se consolait de cette mésaventure, en pensant au brillant mariage d'un de ses riches protecteurs, annoncé pour le mois suivant. Déjà il préparait à loisir, pour cette grande circonstance, un épithalame dont il attendait quelque succès. D'ailleurs, n'allez pas confondre ce fin morceau avec la vieille chanson fescennine, ramassis de plaisanteries populacières et triviales, que la foule et les esclaves avaient le droit de jeter au cortège de la noce. Le
1. Ovid., Ars am., i, 430 : « Quotics opus est, nascitur illa sibi. » Cf. Amor., I, 8, 94; Mart., viii, 64.