‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 125 sur 345 · Mart., ix · texte numérisé non relu

Mart., ix

3. Claud., In Prob. nt Olyhr. consulatum; In MalliiTheod. consulatum;

De liello Gildonico,

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LKS GKNS DE LETTRES

C'est par ces témoignages variés d'admiration, de déférence, de respect, par tous ces empressements et toutes ces complaisances, que les poètes se conservaient dans la faveur de leurs patrons. Heunux ceux qui n'allaient pas jusqu'à s'abaisser devant un morceau de pain. Cette servitude était l'odieuse compensation de leur renommée littéraire. Il faut les plaindre d'avoir trouvé des conditions moins favorables que les nôtres ; nous avons affaire à une grande et large opinion qui est, en définitive, notre seul juge. Chez les Romains, cette opinion n'existait pas en matière littéraire, ou du moins elle était fort restreinte. Les livres les plus célèbres ne rapportaient guère qu'aux éditeurs ; pour les poètes, il n'y avait en général que deux moyens de résoudre 1(3 problème de l'existence : naître avec un raisonnable patrimoine, ce qui malheureusement n'est pas h la portée de tous, ou bien se résigner à porter une chaîne, qui était tantôt âpre et toute brute, tantôt limée, polie, dorée, à frottements onctueux; mais c'était toujours une chaîne.

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