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monsieur, la même histoire? Ne voyez-vous pas comme le soleil glisse à travers le volet? » L'enfant rusé joue la surprise : (( Est-ce possible? est-il vrai? Holà, holà, vous autres! iNe viendra-t-il iri personne? » On accourt, on habille le tyran à la hâte. Enfin, le voilà installé à sa petite table de travail. Mais, ce jour-là, tout marche de travers ; l'enfant soutient que le parchemin est détestable, le roseau mal taillé, que Tencre trop grasse refuse de couler. Làdessus, le gouverneur éclate enlin, et entame un be;iu sermon sur le sage emploi de la vie : « Vous êtes une argile humide et tendre encore ; laissez-vous pétrir par la main du potier. N'étes-vous pas honteux de faire comme tel ou tel? iNe savez-vous pas que la vie humaine est un V, qu'elle se bifurque en deux routes? Il s'agit de prendre la bomie, etc. »
f.e malheureux gouverneur avait à vaincre bien d'autres difticultés. Il était investi du droit de châtier son disciple, et même on disait plaisamment que « la verge était le sceptre du pédagogue' ». Mais il y avait péril à user de ce droit, (hms ([uelques familles où l'enfant était toujours sur d'être écouté. A peine touché, celui-ci poussait les hauts cris, et la tendre mère s'empressait d'essuyer ses larmes encore chaudes'-; voilà réterni^lle histoire. Passe encore pour les mères! c'est leur privilège d'être un peu déraiscumables sur ce point ; mais les pères eux-mêmes pouvaient manquer de fermeté. Un jour, un marmot de sept ans, que son maître avait osé corriger, jette ses livres à la tête du pédagogue, et, après ce bel exploit, va se plaindre à son père, qui fut enchanté de cette marque précoce de courage ; il tança d'importance (( le vieux drùle » qui s'était permis de toucher à ce brave enfant. Ce n'est qu'un récit de comédie \ je l'avoue ; mais cette scène. Plante n'avait pas besoin de l'inventer;