‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 138 sur 345 · Qnitit., II, 1; Suct., De Gramm · texte numérisé non relu

Qnitit., II, 1; Suct., De Gramm

le brusque par des reproches intempestifs. » Ces plaintes sont bien vieilles; à Home, le grammairien Orbilius, celuilà même dont les épaules du bon Horace avaient conservé un si agréable souvenir, lit un livre tout exprès pour dénoncer les impatiences, les susceptibilités, les exigences ridicules des parents*. Les malheureux professeurs domestiques avaient encore d'autres ennuis à subir: la surveillance du pédagogue, le demi-dédain des valets pour ces «jtres ambigus, qui n'étaient ni de leur monde, ni de celui de leurs maîtres, la mauvaise volonté de l'économe, qui njgnait leurs honoraires. A tout propos, on leur faisait sentir une espèce de mépris ; on abaissait leur art bien audessous de la rhétorique, on parlait de leurs exercices avec une intolérable légèreté, ou avec une insultante commisération '-.

Aussi était-il reçu que l'enseignement de la grammaire était une des professions les plus ingrates : O ma imli- (jnissimani^ pueris prdeciperc^\ Cependant d'honnêtes professeurs, contents de leur humble condition, s'attachaient sincèrement à leurs élèves, savaient gagner leur affection \ et avaient le plaisir de voir ces jeunes âmes s'ouvrir à la lois à la science et à la vertu. Connue le pédagogue, le grammairien domestique restait souvent toute sa vie dans la famille où il avait rendu de modestes services.

Jusque-là, nous n'avons rien vu encore qui s'éloigne trop sensiblement de nos façons de faire : demander le secours d'un lecteur ou d'un secrétaire, donner à ses enfants des pédagogues et des précepteurs, tout cela est naturel. Mais voici qui est assurément moins commun : entretenir à son usage un philosophe I Les palais avaient des médecins pour le corps ; ils en avaient aussi pour l'âme.

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