‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 167 sur 345 · Claiid.. :{:?; 40; Il ; 42: T;v\. Ann.. xin · texte numérisé non relu

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avanies de sa jeunesse; en somme, c'est par là qu'il se relevait un peu du ridicule. L'affnmchi Polybe était le compagnon de ses études V Claude avait pour'^les gens de lettres une affection vraie, s'intéressait à leurs travaux, et allait quelquefois les applaudir dans les récitations ^ Les grammairiens furent en grande faveur sous ce règne, comme sous celui de Tibère ^ C'est probablement d'après leurs conseils que Claude imagina d'ajouter trois caractères à l'alphabet latin % réforme d'une utilité douteuse, et qui fut à peine appliquée. Étant un jour à Naples, il voulut couronner une comédie qu'on venait de représenter sous ses yeux\ Enfin il créa auprès du Musée d'Alexandrie V Académie Claudlenne; il est vrai que les conditions de cette munificence trahissent la lourde vanité du fondateur : on devait chaque année, à des époques fixes, lire dans des conférences publiques une histoire des Tyrrhéniens et une histoire de Carthage, que Claude avait écrites en grec\

Ce pauvre prince mourut à peu près comme il avait vécu, jouet de son entourage jusque dans son agonie, déshéritant IJritannicus sans trop savoir pourquoi, et donnant l'empire au fils d'Agrippine et de Domitius.

Néron fut peut-être le prince, sinon le plus intelligent, du moins le plus instruit et le plus cultivé qui ait à Rome occupé le pouvoir. Il avait dans sa jeunesse, sous le plus brillant des maîtres, touché à toutes les études et à tous les raffinements de l'esprit'; et bien que Suétone nous avertisse qu'Agrippine l'avait éloigné des spéculations dogmatiques et morales, comme dangereuses pour un chef

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