‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 175 sur 345 · A un., \iv, '.'rl-'.'iG · texte numérisé non relu

A un., \iv, '.'rl-'.'iG

Il est probable, par exemple, que le Traite des bienfaits^ où il examine longuement les devoirs de celui qui donne et de celui qui reçoit, est, dans certains endroits, une véritable protestation contre ces biens qu'il voulait rendre à Néronne semblait-il pas dire à ceux qui savaient entendre, que certams bienfaits ne pouvaient obliger? Si on pouvait suivre jour par jour la vie de Sénèque pendant ses dernières années, on trouverait, sans aucun doute, dans quelquesunes des lettres à Lucilius, l'histoire de ses orageux rapports avec Néron. Pour n'en citer qu'un exemple, est-ce que Sénèque ne pressent pas l'épreuve décisive de sa philosophie, et ne l'annonce pas à Lucilius, lorsqu'il hii écrit ces belles paroles : « Je me prépare courageusement à ce jour ou, sans phrases ni figures, je jugerai sur moi-même SI jai des lèvres seulement prononcé de courageuses maximes, ou si je les ai senties au fond de mon Ame... On nie dit qu'on jugera ma vie lorsqu'il faudra la rendre. Kh

bien ! j'accepte la condition, et je ne redoute pas l'épreuve' . » Il sut en elfet mourir; cette belle fin, calme, presque souriante % doit lui faire pardonner bien des faiblesses.

Nous nous reposerons de la dramatique histoire de *Sénèque et de Lucain en racontant celle, beaucoup plus luunble et plus obscure, du poète Caipurnius. Est-ce au règne de Néron qu'il faut rapporter les églogues de Caipurnius^? Cela n'est pas absolument certain; mais bien des mdices nous font croire que ces poésies pastorales ont été écrites pendant les premières années de Néron. Caipurnius a raconté sa propre vie à mots couverts, assez clairement cependant pour qu'on y voie sans peine les angoisses, les sollicitations inutiles, le désespc.ir et la misère d'un' pénible début, puis une petite aisance, due à l'interven-

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