Ihiff., 16 et n
4. Tac. ///.s7., II. 80; Suét., Vcsp., 19 et 23. • i. Vita Jus. , 76.
6. u Inf/puiart artrs ma rime fovit... Prxstantcs poetas magna merci de dona vit . ^> \\ \\sp. , 1 S . ;
rai^llé pour sa lésine, accorda cinq cent mille sesterces à Salems Rassus > ? Peut-être même l'opinion lui faisait-elle comme un reproche de cette libéralité, qu'on trouvait excessive. Valerms Flaccus, dans la première page de ses Argonaïaïqiœs, appelait ouvertement sur lui les regards du gouvernement', et il est probable qu'il eut aussi sa part des bienfaits de Vespasien. L'empereur, si fin et si caustique sous son air de simplicité plébéienne, devait causer a 1 aise avec ces beaux esprits, capables de lui rendre epigrammepcmrépigramme, et sans doute plusieurs de ces lettres élégants, qui s'étalèrent plus tard à la cour de J^omitien, avaient fait leur apprentissage à la cour de son père. Les écrivains courtisans ne manquèrent pas, même à ce règne honnête, et les historiens qui racontèrent la guerre civile a la faveur de laquelle les Flaviens étaient arrivés au pouvoir, altérèrent souvent la vérité des faits, par e.prit de servilité ^
Titus vécut trop peu, dit-on, pour la félicité de Rome. D autres penseront peut-être qu'il eut le bonheur de ne pas vivre assez pour devenir un Domitien; car sa jeunesse fut loin d être exemplaire, et ses vices précoces elfrayaient les Romains. Quoi qu'il en soit, élevé avec Rritannicus par les meilleurs maîtres, Titus reçut une culture littéraire très brdlanteS et même il écrivit quelques vers \ Mais on ne sait s d donna aux écrivains des preuves positives de sa bienveillance ; son règne si court passe presque inaperçu entre ceux de son père et de son frère.
Les quinze années du gouvernement de Domitien sont à a fois une période d'oppression intellectuelle et de brillante activité littéraire. Les philosophes chassés de l'Italie, Senecion, Rusticus, Hermogène de Tarse, le fils dTIelvidius Priscus, tués pour quelques traits hardis découverts