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rains\ Plusieurs, par leurs attaches et leurs fonctions, appartiennent à la cour, ou sont les créatures du pouvoir; ils peuvent donc à bon droit être suspects de complaisance' Parthénius, intendant de Domitien, Stella, personnage consulau-e, tout dévoué au parti du gouvernement, Turnus puissant auprès des Flaviens% pouvaient-ils être indépendants devant un homme qui mendiait les éloges, et les réclamait comme un droit? Josèphe, comblé de' nouvelles bontés % continua sous Domitien son emploi de complimenteur déjà commencé sous les règnes précédents.
Silius Italicus lui-même, bien qu'il vécût loin de Rome, dans sa délicieuse retraite de la Campanie, bien qu'il n'at' tendît plus rien du prince, et que sa grande fortune et sa renommée parussent l'élever au-dessus d'une ambition vulgaire, n'a pas cru pouvoir se dispenser, dans ses Puniques, de louer Domitien. Quand Jupiter, pour rassurer Vénus pleine d'alarmes, déroule devant sa fille toute la suite des triomphes romains, il lui montre, dans le lointain des temps, un autre Germanicus, de la race flavienne, qui pacifiera le Danube frémissant, portera ses armes jusqu'au Gange, triomphera de l'Orient, et fera oublier, par son éloquence, les plus fameux orateurs \ Mais peut-être qu'en ce temps-là, ces énormes mensonges étaient le passe-port qui permettait à un livre nouveau de circuler dans le monde.
En tout cas, nous hésiterions à compter, parmi ceux dont le zèle attristait les gens de bien, deux ou trois écrivains à qui la nécessité arracha des hommages qu'il leur était difficile d'esquiver. Tels sont surtout Frontin et Quintilien. Le premier, que Pline le Jeune a cité comme un des hommes les plus honorables de son siècle % ne
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