‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 187 sur 345 · Il, 91 ; V, 1 ; vui, l*i\rf · texte numérisé non relu

Il, 91 ; V, 1 ; vui, l*i\rf

2. Suét., ïhtm.. M, 22 et 23; Tac, Af/ric, 2; ./wt?., iv, 37; l'Iin., Pan. Traj., 4S. — Mail., ii, 91; v, 1 et 19; vu, ;i;vni, 11; i\, 7. Martial a <o|miidant loué avec raison, nous l'avons dit plus haut, quelques sages ordonnances de Domitien.

Titus, voulut avoir, à son tour, des victoires. Presque sans motifs, il pénétra dans le pays des Cattes, joignit péniblement leurs bandes au fond des bois, leur arracha quelques prisonniers, et revint à Rome avec autant d'orgueil que s'il avait définitivement achevé la conquête du Rhin. Il osa prendre le nom de Germanique, et se fit décerner le triomphe ; mais, comme le petit nombre des captifs aurait fait maigre figure dans le défilé triomphal^ on déguisa en barbares des esclaves, dont on arrangea pour ce rôle la chevelure et le costume ' . Cette cérémonie ridicule donna beau jeu aux moqueries publiques. Mais Martial, ol)ligé de refaire l'histoire selon les convenances de Domitien, compara cette misérable expédition aux guerres les plus fameuses : « La Crète a donné un nom illustre à Métellus vainqueur, l'Afrique un nom plus grand à Scipion, la Germanie un nom plus fameux encore au vainqueur du Rhin. César, votre frère dut partager avec Vespasien les triomphes de l'Idumée ; mais les lauriers conquis chez les Cattes vous appartiennent tout entiers-. »

Ce grotesque triomphe était à peine achevé, qu'un ennemi, cette fois plus sérieux, menaça l'empire du côté du Danube. Décébale, roi des Daces, passa le fleuve et pilla la Mésie. Domitien prétendit marcher en personne contre Décébale ; mais il s'arrêta prudemment sur les frontières, au milieu des fêtes et des plaisirs, tandis que Cornélius Fuscus était battu par les Daces'. Cependant, après des alternatives de succès et de revers^ on convint de la paix, une paix assez humiliante pour Rome, puisqu'on achetait la tranquihité du Danube par la promesse d'un tribut annuel. Décébale envoya son frère Dégis à Domitien, qui était toujours en Mésie, pour ratifier les conditions du traité. Martial trouve encore le moyen de prêter de basses flatteries à ce barbare, qui venait presque en vainqueur dans le

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