‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 192 sur 345 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Les rhéteurs et les philosophes au second siècle.

L'iudépenilance et la digniti'' rendues à la littérature. — Culture médiocre de Trajau r il protège les lettres, non pas en amateur, mais en homme d'État. Dion Chrysostome; son passé, sa fuite, son retour, son crédit. Éclat de la vie littéraire sous Trajan; réveil de l'éloquence, j,'ràce à une politique libérale. — Caractères nouveaux de la littérature après Trajan. Hadrien, érudit et curieux; ses prétentions à la science universelle; ses ouvra;.,'es. Dilettantisme de la cour. Le cercle littéraire d'Hadrien; pèdantisme de la conversation. Hadrien dans ses jours de bonne humeur; Hadrien, protecteur hautain, insolent et dangereux. Importance des sophistes sous son règne. — Vtit's d'ensemble sur la néo-sophistique. Antécédents de cette révolution littéraire; les premiers sophistes. L'improvisation; le marathonisnœ ; une séance oratoire. Succès prodigieux, orgueil et sutrisance des sophistes. Leurs richesses et leur luxe. Leur grand rôle municipal. Intérêt (|ue les enqiereurs leur portent; ils sont comblés d'égards, de distinctions et d'honneurs. — Antonin; sa popularité. Sa politique envers la littérature. Les précepteurs de Marc-Aurèle et de L. Vérus; Fronton et Hérode. Hautes qualités morales de Fronton. Caractère ditlicile d'IIérode Alticus; démêlés avec son fils ; Marc-AurtWe le réconcilie avec Fronton; chagrin de celui-ci, quand il voit Marc-Aurèlo se donner tout entier à la philosophie; comment on ct)ncevait alors les rapi)orts de la philosophie et de la rhétorique. — Règne de Marc- Aurèle; son éducation; le stoïcien sur le trône. Gouvernement des philosophes; l'opinion leur est médiocrement favorable; on murmure de l'intluencc que .Marc-Aurèle leur laisse prendre.

Sous Domitien, il avait fallu louer ou se taire. Ces longues années de silence, — au moins de contrainte, de précautions, de réticences, d'alarnies, de périls, pour ceux qui n'avaient pas tout à fait renoncé à écrire et parler*, — furent intolérables aux honnêtes gens. Nerva et Trajan

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