‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 194 sur 345 · Mail., X, 72; xii, G · texte numérisé non relu

Mail., X, 72; xii, G

4. Pan. Traj., 2, 44, 47, ^3 et GG: Eplst., m, 18; vm. 14; ix, i;{. :;. Pline, V, 3; Mari., vin, 70; ix, 27. Cf. xn, 6.

apprendre les préceptes oratoires, il n'avait pas même cette facilité de la parole publique ^ si commune à Rome, parce qu'elle était le but et le terme de toute éducation libérale. Son panégyriste, il faut le remarquer, n'a presque rien dit de la culture littéraire de Trajan, preuve certaine qu'il n'avait pas grand'chose à en dire-. Cependant Trajan semble avoir écrit des notes sur la guerre des I)aces'\ et ses réponses à Pline, si elles sont réellement de lui, et non de quelque secrétaire qui a pu les rédiger sous son inspiration, témoigneraient d'une manière ferme, précise, telle qu'on doit l'attendre d'un administrateur qui notifie ses décisions, d'ailleurs sans sécheresse et sans hauteur, et même avec une nuance d'affectueuse cordialité.

Si les goiits personnels de Trajan et sa vie passée, qui s'écoula presque tout entière dans les camps, le portaient fort peu vers les choses littéraires, il s'en occupa cependant par raison, en homme d'Ktat qui ne néglige rien, quand il fut maître du gouvernement. Il fonda la bibliothèque ulpienne ; il eut des égards particuliers pour les rhéteurs et ks philosophes, qui commencèrent dès lors à devenir des personnages influents. Plutarque lui dédia un de ses ouvrages \ Trajan recevait avec plaisir à sa table les gens de lettres, surtout à la campagne, dans le palais des Cent- Chambres, où l'on trouvait, loin de Home et de la vie officielle, plus d'abandon et de familiarité, un échange plus facile d'agréables propos. Suétone était traité avec une considération délicate; le rhéteur et poète Titinius Capiton avait un rang élevé dans la chancellerie impériale. Pline, on le sait, entra très avant dans la confiance du prince, qui

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