Suidas; Capit., Ant. Pius
o. Athénée, Deipnos., xv, 21.
de la difficulté vaincue. On dit que, lorsque Polémon, à travers mille subtilités et mille gentillesses, avait conduit jusqu'au dernier mot la cadence calculée de sa période, il s'arrêtait en souriant, comme un homme qui vient de se jouer avec insouciance au milieu des écueils'. Hadrien fit de cet artiste un important personnage; sous l'autorité de l'empereur, Polémon légiférait à Smyrne, et gouvernait la ville à son gré. Denys de Milet fut revêtu de grands emplois politiques, admis dans Tordre des chevaliers, et pensionné sur les rentes du Musée. Lollianus paraît avoir été le premier titulaire de la chaire publique dY^loquence établie à Athènes. Héliodore et Favorinus sont nommés expressément parmi les amis les plus intimes de l'empereur. Le grave et austère Castricius recevait d'Hadrien des témoignages d'estime et de respectueuse déférence ; Marcus de Byzance, Sécundus d'Athènes étaient aussi remarqués par le prince'-.
Le palais impérial, et plus tard la fameuse villa tiburtine furent, pendant ce règne, le rendez-vous de tout ce qui remuait des mots ou des idées. On était sûr d'y voir, dans une étrange mêlée, poètes, auteurs dramatiques, grammairiens, critiques, jurisconsultes, philosophes, rhéteurs, mathématiciens, médecins, astrologues. Yoici, entre tant d'autres, Taffranchi Phlégon, dont on a conservé quelques médiocres ouvrages; les poètes Annius Florus, Yoconius, et probablement Julius Paulus ; Suétone, secrétaire d'Hadrien, plus tard disgracié pour des familiarités malséantes, et certains propos indiscrets sur l'impératrice Sabine'. C'est encore le groupe des granmiairiens, presque tous grands parleurs, dogmatiques et décisifs : Scaurus, ancien maître d'Hadrien, yElius Mélissus,