Capit., Ver., 2; A.-Gell., xvm, f. et 7; Priscien, x
2. Noct. Ait., m, { et 19; iv, 1; v, 4: xni, 19: xrx, 7 et 10; xx, 8; etc.
a-t-elle un corps? Pourquoi la soixante-troisième année \ est-elle particulièrement critique *?
La grammaire surtout est un thème inépuisable. Le philologue est devenu, dans cette société pédante, quelque chose de considérable ; il ne cède qu'au philosophe et au rhéteur. Comme il se venge de longs dédains ! « J'ai connu trois grands maux, disait un sophiste, la pauvreté, la grammaire et une méchante femme-. » Le grammairien n'était plus un homme à plaindre. Autrefois, on se servait de lui, on estimait ses services, et quelquefois on les payait largement ; mais, en général, on le tenait à distance de la haute société. Aujourd'hui, il est reçu dans les meilleures maisons, et bien accueilli chez l'empereur. Une fois descendu de sa chaire, c'est un homme du monde ; on l'écoute avec admiration, et à peine ose-t-on, de temps en temps, sourire de ses grands airs.
Il lui arrivait pourtant quelques mésaventures, et Aulu- Gelle lui-même, quoique un peu du métier, ne les raconte pas sans un plaisir malicieux. Chez Fronton, par exemple, dans une brillante société de patriciens, d'hommes de lettres et d'artistes, un grammairien s'embarrassa dans l'explication d'un mot difficile, perdit pied, balbutia, rougit, et finalement fut obligé de battre en retraite, en disant au maître du logis : (( Je vous dirai cela à vous tout seul. Fronton ; mes leçons ne sont pas pour les anes"\ »
Ce qui relève, à notre avis, cette érudition superficielle et ennuyeuse, c'est la pensée, chaque jour plus vive, des problèmes moraux. Dans ces mêmes cercles où l'on avait disputé sur un vers obscur du vieux La^vius, on examinait s'il est permis de mentir pour obliger un ami, on traitait de la subordination des devoirs, on citait la belle réponse d'un sage à qui on demandait pourquoi il avait pâli pendant une tempête. Un jour qu'une foule de professeurs, de fonc-