IMiilostr., Vit.,i, 25; ii, 5; ii
2. riiiloslrate est souvent sujet à caution, dans le tableau qu'il a tracé de l'existence des sophistes; mais personne n'a mieux fait comprendre Timportance de ces sinj^'uliers personnages ; à ce point de vue, les exagérations même de Philoslrate sont instructives.
3. Voy. surtout, dans IMiilostrate, les vies d'Alexandre, Apollonius d'Athènes, Antipater, Denys de Milet, Dion Chrysostome, Kvodianus, Kavorinus, Hadrianus, lléraclide, Ilermocrate, Hérode Atticus, Polémon, rolluï, Ttolémée. Cf. Eun., Liban.; Nymphid.; etc.
lerie, ou devinrent secrétaires intimes des empereurs. Évodianus fut nommé directeur ou surintendant des théâtres de Rome, place éminente, et assez nouvelle pour un sophiste; mais il s'acquitta très bien de cette magistrature.
Sans nous perdre dans un détail qui serait infini, citons seulement^ comme exemples d une haute fortune, les sophistes Hadrianus et Polémon ^ Trajan avait déjà distingué Polémon, et lui avait accordé l'immunité pendant ses tournées oratoires ; Hadrien étendit ce privilège à tous ses descendants, l'inscrivit parmi les pensionnaires du Musée, lui envoya des sommes immenses, lui donna une autorité presque souveraine à Smyrne, lui permit d'embellir la ville, et d'y faire des règlements nouveaux ; enfin, après avoir achevé le temple de Jupiter à Athènes, il choisit Polémon pour prononcer le discours de dédicace. Antonin ne lui fut pas moins favorable, malgré le pénible souvenir de ce qui s'était passé autrefois à Smyrne ; il se contenta de faire quelques allusions spirituelles à cette histoire. Un acteur du théâtre de Smyrne se plaignait d'avoir été chassé de la scène par Polémon ; Antonin lui dit : « Quelle heure était-il quand ce malheur vous est arrivé? Moi, c'était au beau milieu de la nuit! » Sous le règne suivant, le rhéteur Hadrianus reçut à son tour des dignités honorifiques ou lucratives. Avant même de le connaître, Marc- Aurèle l'avait nommé chef de la jeunesse d'Athènes. Plus tard, il vint le voir et l'entendre dans son école, et fut émerveillé de son talent ; il le mit au nombre des pensionnaires de l'État, lui donna des sacerdoces, la proédrle, c'est-à-dire la première chaire de rhétorique, et lui envoya de lor, des esclaves et des chevaux.
On représentait la Rhétorique comme une femme d'une beauté parfaite, ayant dans sa main droite la corne d'Amalthée, et entourée de la Richesse, de la Puissaiice et de la Gloire^'. Cette image emphatique résume très bien