Philuslr., Apoll., i, 3; Soph., ii
4. Tertull., De Pr.Tsnipt., 39. Cf. Riese, Anth. lai., n. 17.
0. C'est peut-être pour Arria que Diofïène Laerce écrivit ses Vies des philosophes, (Voy. liv. ni, Plat.)
6. Il perdit ensuite la faveur de Septime-Sévère, mais revint en grâce sous Caracalla.
ces graves jurisconsultes dont le prince avait formé son conseil privé, Papinien, Tryphoninus, Paulus, Messius, Callistratus, Arrius Ménander \ s'aventuraient quelquefois dans ces assemblées, moitié mondaines et moitié littéraires. Nommons enfin, parmi les habitués du cercle de la cour, les rhéteurs, fort nombreux dans l'entourage de Sévère, et presque aussi puissants que sous les Antonins : Quirinus, sans arrogance et sans cupidité, quoique sophiste, et sophiste en crédit, Héraclide, ilermocrate, et surtout Antipater, secrétaire de l'empereur et historien de son règne, consul, gouverneur de la Bithynie. Après avoir assez mal administré sa province, il revint à Rome, et fut nommé précepteur de Caracalla et de Géta, « maître des dieux », comme disaient ses admirateurs '.
D'autres sophistes étaient amenés à Rome pour un temps par une tournée oratoire, une mission politique, ou l'esprit d'intrigue. Tel était cet ambitieux Philiscus, qui avait jeté les yeux sur la chaire d'Athènes. 11 vint à Rome, flatta les mathématiciens et les philosophes qui disposaient des faveurs de l'impératrice, et emporta de haute lutte l'emploi qu'il convoitait. Un autre sophiste at^ 'nien, député à Rome pour nous ne savons quelle affaire, triompha, dans un concours qui eut lieu devant l'empereur, du rhéteur Héraclide; celui-ci, troublé par l'appareil imposant de cette séance, balbutia, fut obligé de renoncer à la parole, et perdit l'immunité au profit de son vainqueur ^
La physionomie de la cour, — j'entends ici la physionomie littéraire, — changea fort peu sous le règne suivant; car Julia Domna, plus puissante que jamais, continuait à imposer ses goûts. Mais on y vit quelques rhéteurs et quelques écrivains nouveaux, entre autres Philostrate le
1. Voy. Dig., L. xlix, T. xiv, 50; etc. — Papinien était, dit-on, parent de Sepi.-Sévère (Spart., Carac, 8).