Grat. Actio pro Consulalu. Cf. IdylL, v,„ et ix
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Laissons ces pages puériles. Cette existence si frivole et si brillante allait finir. Cinq ans à peine après le consulat d'Ausone, (Iratien fut assassiné à Lyon par Maxime. Le poète n'avait plus rien à faire à la cour. Cependant Théodose essaya peut-être de le retenir, et lui demanda des vers. Ausone fit sa révérence, et répondit qu'on ne refuse rien k un dieu \ Ce fut probablement sa dernière ilatterie au pouvoir. Il ne se sentait plus à Taise auprès d'un prince qui, au fond, se souciait peu de l'esprit et de la rhétorique. Ausone revint donc en Aquitaine, où il passa son heureuse vieillesse à embellir ses villas, à visiter ses domaines, à écrire à ses amis, et à les recevoir chez lui". S'il pensait encore au rôle qu'il avait joué à Trêves, c'était pour se moquer de tant de mensonges, et pour mesurer à sa vraie valeur la protection des puissants : Souper fictx prbicipum amicitiœ ^.
Ausone mourut vers la fin du quatrième siècle, au moment même où Claudien, sur la scène à son tour, rejouait les mêmes airs, mais sur un autre ton.
Théodose, en mourant (janvier .105)^ avait partagé l'empire entre ses deux fils. Ilonorius était confié à la tutelle de Stilicon, chargé de gouverner l'Occident pendant la minorité du prince ; Arcadius recevait rOrient. sous la régence de Rufin. Cependant une certaine prééminence était laissée à Stilicon'*, dont la main vigoureuse devait maintenir, au moins provisoirement, une sorte d'unité morale entre les deux grandes fractions de l'empire ; c'est un point qu'il importe de retenir, pour comprendre la rancune sauvage de Stilicon et de Claudien contre Rufin. Celui-ci, honmie sans aucun scrupnle, mais insinuant et lin, réussit à faire croire qu'il était le seul et unique héros providentiel, nécessaire à