‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 25 sur 345 · Cic"., In Pis.. 27 a · texte numérisé non relu

Cic"., In Pis.. 27 a

satiou mourante par des méchancetés ou des propos bouffons. Pour paver ses bons et loyaux services, Antoine lui donna, ou plutôt lui lit donner par la République, dans les plaines des Léontins, deux mille arpents de terre exempts de toute redevance ' .

Lucullus exerce au contraire cette espèce de magistrature morale avec une dignité courtoise et une cordiale bienveillance. Sa maison est toujours ouverte à la colonie littéraire de granmiai riens, de rhéteurs et de philosophes que la Grèce entretenait à Rome'". Pompée, lui aussi, semble avoir aimé et protégé ces étrangers savants \ 11 est resté un curieux et touchant souvenir de raffection qu'il savait leur inspirer. Le grammairien Lénêrus, son affranchi, l'avait accompagné dans la plupart de ses expéditions militaires. Après la mort de Pompée et de ses (ils, Lénanis leur voua un culte religieux. Il affecta d'ouvrir une école dans le quartier même où avait habité cette noble famille, et se considéra désormais comme le gardien vigilant de leur gloire ; il veilla sur l'honneur de ce nom vénéré avec un soin jaloux, et, Salluste s'étant permis de traiter la mémoire de Pompée avec irrévérence, Lénanis accabla l'historien des imputations les plus flétrissantes, dans un style que l'honnêteté française ne permet guère de traduire*. Un peu auparavant, on avait vu (Jpilius congédier ses élèves, fermer son école, suivre volontairement Rutilius Rufus dans son exil, et vieillir auprès de lui à Smyrne\ D'autres grammairiens, au contraire, allaient de maison en maison, s'arrétant pour un temps là où les retenait l'humeur généreuse du maître, et ensuite, sans scrupule, passant sous un patronage nouveau ^

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