Cic, Philipp.. Il, M; Suét., De Hhul., .'j
2. Plut., Lurull.^hl. Cf. Suét., /)/> Gramm., 12; Cic, Pro Arch., 10. :>. Voy. Val. Max., VUl, xiv, m Rout., :i.
4. Suét., De Grattnnat., 15. — Voy. encore sur cet attachement des aiïranchis a leurs anciens maîtres : lôi/l., 27: De Rhet., 3. 0. Suét., De Gramm., 0.
(i. Ihid.. 10.
Une ligne de Pline le jeune* nous apprend que Cicéron « protégeait les poètes avec une bonté extraordinaire ». Nous voudrions bien savoir quels sont ces insignes témoignages de bienveillance que Cicéron leur donna. Sans doute, on le voit revendiquer pour Archias les droits de cité romaine, et Catulle lui adresse une petite pièce de vers, où il semble le remercier d'im service'- ; mais assurément ce serait peu de chose pour justifier les termes hyperboliques de Pline \ Il est vrai que sa complaisance inépuisable ne marchande les éloges ni aux vivants, ni aux morts; il faut cependant nous décider à croire qu'il y a ici des choses que nous ignorons.
Mais nous pouvons sans peine, grâce à des informations plus riches, étudier les rapports de Memmius avec les écrivains de son temps ; protecteur du reste assez équivoque, comme on va le voir, et ami d'un commerce peu sûr.
C. Memmius était le neveu de celui à qui Salluste a prêté de violentes invectives contre la corruption des nobles \ Il était lui-même orateur facile, mordant, redouté, toujours sur la brèche, et jouant un des premiers rôles dans les factions politiques de son siècle; caractère très mobile, abandonnant assez vite ses idées les plus chères ; à tout prendre, homme qu'il est difficile d'estimer.
Accusé de concussion par César, il se défendit vigoureusement, et fit des allusions sanglantes aux manirs de son adversaire. Il essaya avec acharnement de s'opposer au triomphe de L. Lucullus, qui revenait couvert de gloire de son expédition d'Asie. Vers la même époque, il avait des relations intimes avec la femme de l'autre Lucullus. Cicéron