Ihid.^ Il, passini
pagne S organisée à la hâte contre un petit roi mauritanien. Dans la Guerre gétique, il est plus à son aise ; cette fois enfin, le sujet n'est pas indigne de la verve du poète. Malgré quelques compromissions, sur lesquelles Claudien garde naturellement le silence, Stilicon fit face à des dangers terribles, et montra combien il était supérieur à cette tourbe de courtisans qui tremblaient autour d'IIonorius, et parlaient déjà d'abandonner l'Italie -.
Mais l'empereur aurait pu prendre ombrage des louanges données à son ministre, s'il n'avait eu sa part dans les vers de Claudien. Le poète, en homme de cour qui a du flair et de l'esprit, a donc aussi célébré les consulats d'IIonorius \ Cependant qu'on y prenne garde, louer les vertus d'IIonorius, c'est louer encore le sage tuteur qui gouverne son éducation. Claudien a très longuement vanté les prétendus mérites d'IIonorius, d'un enfant efféminé qui n'annonçait rien de grand; mais il s'est toujours arrangé de façon à n'en pas séparer l'éloge de Stilicon. C'est à peine si, malgré les précautions de sa rhétorique avisée, il réussit à ne pas avouer que le véritable maître n'est pas du tout celui que le protocole appelle « l'éternel et divin Auguste ». Ilonorius avait épousé Marie, fdle de Stilicon ; selon Claudien, le fils de Théodose doit s'estimer flatté d'une telle alliance, et le poète ose dire à Stilicon : (c Vous êtes heureux d'avoir le prince pour gendre, mais le prince est encore plus heureux de vous avoir pour beau-père \ »
Les célèbres Invectives de Claudien contre Rufin et Eutrope sont une autre manière de faire sa cour à Stilicon. Claudien n'avait aucun motif personnel d'animosité contre les ministres d'Arcadius; mais c'étaient les ennemis de Stilicon, et par conséquent c'étaient les siens. La haine lui