Vuy., par exemple, Silv., IV, i-iii
3. Lamprid., Alex. Sev., 3j. — Voy. pins loin ce que nous disons de rAtliénée.
les cercles où l'on causait do littérature et de politique; on fut inquiet des périls de Maternus*. Mais, au fond, les émotions de ces séances de haut goût plaisaient fort à cette société nerveuse, et les hardiesses de Materiuis trouvaient facilement un écho dans l'auditoire ; de là venaient les grands succès, voilà ce qui enlevait les applaudissements-. Ces récitations dangereuses ne devaient pas être bien rares, mais enfin l'histoire en cite peu d'exemples. On peut donc dire, je crois, que les lectures, quelquefois hostiles à l'empire, ont été ordinairement favorables à sa politique.
Les déclamations étaient moins faciles à gouverner ; on peut cependant les mettre encore parmi ces institutions littéraires que la phq)art des princes encouragèrent par une approbation positive. Il faut d'aineurs distinguer trois espèces de déclamations : celles des élèves, simples exercices scolaires dont il ne peut être ici question, celles des maîtres de rhétorique, enfin celles des amateurs, qui parlaient pour leur plaisir^ ou pour s'accoutumer à soutenir les regards d'une assemblée. Les déclamations apprêtées étaient des cérémonies tout à fait analogues aux lectures; on y retrouvait à peu près le même auditoire, et presque les mêmes procédés, surtout les mêmes moyens un peu vulgaires d'arracher les applaudissements.
Il est probable que quelques princes ont déclamé après leur avènement. En tout cas, ils assistaient aux grandes séances d'apparat; Gordien ^% dans sa jeunesse, avait déclamé publiquement en présence des empereurs \ Quand les sophistes surtout, par un art tout nouveau, eurent transformé ce genre, et que ces fêtes oratoires furent devenues des spectacles recherchés, les princes y parurent souvent, soit à Rome, soit dans les grandes villes où les
\. Dinl. Oral., 2 et 3.