‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 263 sur 345 · Ouiiit., III · texte numérisé non relu

Ouiiit., III

3. Voy. en particulier, dans Martial, les tipiiiranmies vu, 60; ix. 37 et 92; elles font bien Cûm|irendre ce facile passage de Jupiter à Domitien. Cf. IMin., Pan, Traj.. 54.

nombre des vaisseaux sortis des ports de lAfrique, et à quel vainqueur Jupiter destine sa couronne triomphale. » On venait des mnnicipes italiens, et même de TK^ypte et delà Libye, disputer les prix dans ce concours. Le provincial qui pouvait remporter chez lui la guirlande de chêne était désormais Torgueil de sa petite cité, un homme extraordinaire auquel on élevait phis tard une statue *. Le vaincu tombait quelquefois dans un affreux désespoir.

C'est aux jeux capitolins que Stace essuya cette défaite qui fut la grande humiliation de sa vie. Aux prises avec des rivaux obscurs, il succombe, lui, les délices des assemblées les plus brillantes, et il succombe sous les yeux de l'empereur î Ingrat Jupiter, que t'avait donc fait fe poète, pour le trahir au moment décisif? Et cependant Stace avait pris pour sujet de son poème le maître des dieux î Peu importe, sa verve ordinaire et son facile génie Labandonnent; il se retire la tète basse, la mort dans 1 ame, et ne trouve, pour se consoler, que les larmes de sa femme Claudia! C'est peut-être après cette fatale journée, cet irréparable désastre, qu'il prit Home en dégoût, et résolut d'aller finir sa vie dans les campagnes de Naples -.

Domitien eut l'idée de joindre aux jeux capitolins un concours poétique expressément institué pour les jeunes gens et les enfants; on ne peut, en effet, douter que cette lutte, à laquelle de simples écoliers prenaient part, ne fut parfaitement distincte de toutes les autres. On voit, par exemple, Yalérius Pudens, âgé de treize ans, obtenir une couronne à l'unanimité des suffrages ; on croira difficilement que cet enfant avait concouru avec des hommes exercés depuis longtemps à leur métier de poètes, comme Stace, Diodore, ScœvusMémor, auteur de tragédies, Carus, Pollion,Coilinus\

1. Mail, IX, 30 et 51 ; Orelli, 2fi0:{: Capit.. Marim. rf li„lh., \\- \nii FJor Dialofj. ''

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