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2. .Nous serions plus sensible au reproche d'avoir voulu recommencer sans prolit ce cpii a été si bien fait par M. G. Boissier, dans son beau livre de L'Opposition sous les Césars. Mais, si on veut se donner la peine de comparer notre travail à celui de M. Boissier, on verra qu'ils n'ont prescpie rien de commun, malgré quelques points de rencontre inévitables.
3. La fahida toQala rappelle en ijénéral à lesprit tout autre chose que le fin et discret comique de Térencc.
espèce ; sous l'empire, les grands avaient chez eux des esclaves qui n'avaient sur la terre d'autres fonctions que d'amuser le maître et ses amis. Presque toutes les fêtes populaires étaient mêlées d'un élément trivial; tels étaient les grossiers divertissements qui accompagnaient la moisson et la rentrée des céréales, les Jeux Floraux, les Saturnales, les Compitales, les Petites Quinquatries, la « vogue » d'Anna Pérenna, si chère au petit peuple, etc. L'appareil du triomphe était égayé par des accessoires grotesques : on portait dans le cortège des effigies monstrueuses, des pantins énormes, d'un comique effrayant; des hommes se déguisaient en sylvains, en faunes, en satyres. La bouffonnerie se mêlait aux cérémonies les plus graves. Aux funérailles de Yespasien, un mime, costumé en empereur, contrefaisait l'air, la démarche, le langage du défunt, et amusait la foule par ses saillies plaisantes ^ lieaucoup de noms romains, j'entends des plus illustres, de ceux que l'histoire a rendus célèbres, étaient à l'origine des sobriquets risibles, et quelquefois indécents. Enfin le goût de la plaisanterie était regardé comme un trait si prononcé du tempérament romain, que les orateurs les plus experts dans leur métier, les plus habiles dans l'art de gagner l'oreille de la foule, s'exerçaient, avec un soin particuUer, à l'art de faire rire; on citait ceux qui avaient excellé en ce point. Les rhéteurs recueillaient, pour l'usage de la tribune, les bons mots, les facéties des personnages en vue, et même les théoriciens de l'éloquence enseignaient par principes comment il faut s'y prendre pour faire rire à propos*.
Les gens qui aiment si fort à plaisanter sont assez naturellement irrévérencieux, goguenards, frondeurs, et volontiers, dans leurs propos, ils aiment à malmener les puissances : u Ne nous exposons pas, disait Auguste, aux railleries de ceux qui se moquent de tout\ » Sous le gou-