‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 296 sur 345 · îbid · texte numérisé non relu

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le conseil de sa femme, Scaurus prévint VavrvX du sénat, et se donna la mort'.

Sous Vespasien, un avocat de talent, Curiatius Maternus, se fît une espèce de spécialité de la tragédie d'opposition. Il renonça même à peu près au barreau pour se vouer sans réserve à ce rôle de vengeur public. Quelque temps après la chute de Néron, une première tragédie fit justice de cette puissance abhorrée. Un pou plus tard, dans son Cato?i, Maternus s'emporta à des hardiesses dangereuses contre Vespasien. Il est certain que l'avènement de ce prince fut mal accueilli par la haute société stoïcienne ; ces grands seigneurs de la philosophie subissaient avec impatience un soldat de fortune, qui ne pouvait pas montrer l'image enfumée d'un seul de ses ancêtres \ Les témérités de Calo?i lîrent du bruit ; on trembla pour les jours de Maternus, et toute la ville s'occupa de ses périls ; ses amis les plus éclairés le blâmaient de courir au-devant de dangers gratuits, et le suppliaient au moins de retoucher sa tragédie, d'en amender les pages les plus compromettantes, avant de la livrer aux copistes. Maternus se raidissait dans son indépendance, et il déclarait fièrement que, si Caton avait omis quelque chose, Thyeste le dirait dans la prochaine séance^

De toutes les tragédies politiques de l'empire, il ne reste qn'Octacie, œuvre d'une opposition toute rétrospective, inspirée par une haine violente contre Néron, mais écrite sous un de ces règnes pacifiques, où flétrir les crimes du tt/ran' était sans aucun danger. Cette pièce résume assez bien ce qu'on pourrait appeler les forfaits classiques de Néron, ceux qui, après avoir épouvanté le monde, étaient devenus la proie des déclamateurs ; elle fut probablement écrite, sous des influences stoïciennes, par un client de la

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