Carm
•m>if^rt^gt^tg^,if^j^^f^ff)^»ê
gré de mon caprice, d'un pas alerte, libre et joyeux. A revoir, mes bons amis; adieu, nos douces réunions; partis ensemble de notre lointain foyer, des routes différentes nous ramèneront à notre commune; patrie. » Disons-le bien vite, ce n'est pas seulement la fantaisie, rimiiieur vagabonde, ni même le plaisir tout artistique de voir des contrées célèbres, qui poussaient Catulle à visiter l'Asie Mineure; un noble devoir l'appelait en Troade, où son frère était mort deux années auparavant; il voulut pleurer sur ses cendres à peine refroidies ^
Enfin Catulle est de retour en Italie, après un an au moins d'absence. A peine débarqué, son premier soin est d'aller oublier ses fatigues dans sa villa de Sirmio : « Avec quel contentement et quelle joie je te retrouve enfin, ô Sirmio, perle des îles et des presqu'îles... Nous avons donc laissé la Thrace et les campagnes de la l]ithynie. Mais j'ose à peine croire à mon bonheur, et jouir de toi sans crainte, ô Sirmio. Q^iitter le poids des soucis, retrouver son chez soi après un long voyage, dormir tout à son aise, et dans son propre lit, qu'y a-t-il de meilleur?.,. Salut, élégante Sirmio! Voici ton maître, réjouis-toi; réjouissez-vous, ondes limpides de mon beau lac; réveillez-vous, petits rires lutins, cachés dans tous les coins de ma maison ^ »
Catulle se vengea de Memmius en racontant dans tous les cercles de Rome l'avarice du préteur et les pénibles souvenirs de ce voyage : « S'est-on assez joué de moi, m'at-on assez roulé^ ! Puissent les dieux et les déesses rendre la pareille à ces gens qui sont l'opprobre de la postérité de Romulus ! »
Cet épisode, en somme assez frivole, des mœurs littéraires pendant les dernières années de la République nous prépare mal, il faut en convenir, aux relations toutes diffé-