‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 326 sur 345 · Capit., Ant. Vhd., 24. -, i^, eu · texte numérisé non relu

Capit., Ant. Vhd., 24. -, i^, eu

3. Vulc. Gallic, Avid. Cass., 11. Cf. Capit., ,1///. />/,;/.. 8 1^^ ^^ -u m passi/n. ' "" ""' *"*' ^^

4 IMnloslr., Vit. Soph ,, 8.- Sur les rapports, quelquefois désagréables, (1 Hadrien avec les geus de lettres, voy. plus haut, liv. IV, chap. ,i,.

qu'il n'avait pas sérieusement couru. Hadrien, avec son humeur changeante et ses caprices d'enfant, n'était pas toujours agréable à cet entourage de rhéteurs, de grammairiens, de philosophes, de poètes, qui ne le quittaient guère. Il les blessait par des railleries brutales, et même il est probable qu'il en éloigna quelques-uns de la cour; je ne crois pas qu'il ait poussé plus loin cette anodine persécution. Du reste, il n'y a pas de prince dont l'histoire ait été racontée avec plus de contradictions. On le loue de sa rare modération, on assure qu'il écoutait volontiers les propos les plus hardis, pourvu qu'il en pût retirer quelque profit, et on lui attribue ce meurtre inexplicable de l'architecte Apollodore, tué, dit-on, pour des observations un peu vives'. L'un ' dit qu'il donna, dès les premiers jours de son règne, des preuves de tolérance ; ^autre^ qu'il commença l'exercice du pouvoir par des exécutions arbitraires, qui firent le plus grand tort à sa réputation.

Sauf peut-être quelques moments pénibles sous Hadrien, la littérature a donc joui, pendant quatre-vingt-cinq ans, d'ime liberté presque complète. Il faut remarquer d'ailleurs que l'opposition a presque désarmé. Elle vivait surtout des fautes et des crimes du pouvoir ; il n'y a plus moyen de s'emporter décemment contre des princes pacihques, sages, modérés, qui gèrent les affaires de l'État comme de bons administrateurs, délégués par la Providence au gouvernement de leurs sujets. Ce n'est pas la faute de Trajan et d'Antonin, s'ils ne laissent qu'une maigre matière aux éternelles plaisanteries du théâtre, aux petits vers des désœuvrés, aux boutades des avocats et des rhéteurs, aux gronderies des philosophes, et aux médisances des historiens. L'opposition sérieuse a presque cessé, pour ne laisser de place qu'à ces mille méchancetés

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