Chapitre H. — Le protégé. Martial
Condition précaire des poètes sous l'empire; la plupart ne peuvent se passer des grands. — Comment ils doivent se comporter avec leurs patrons, d'après les conseils d'Horace. — Eu général, les poètes romains ont manqué de dignité dans leurs rapports avec la noblesse. Martial, étudié ici comme type de l'écrivain obséquieux, flagorneur et rampant; Martial et l'avocat Régulus; il épuise les formes de la flatterie et celles de la demande effrontée; il finit par se lasser de cette vie de bassesse. — Slace et les nobles. — Services divers que les poètes pouvaient rendre aux grands ; ils les amusaient; ils étaient leurs historiographes : vers sur le jour natal, épithalames, consolations, départs, refours: autres poésies de circonstance; épopées louangeuses, panégyriques 132
LES GliNS DE LETTRES. 30
466 TABLE DES MATIÈRES
CiiAPiTRR III. — La maison littéraire d'un grand seigneur
De la doiiioslicité littéraire à Rome.— i^ P/edagogia, ou écoles de jeiiues esclaves. — 2» Théâtres privés ; troupes domestiques de comédiens. — 3» Service de la bibliothèque; copistes, bibliothécaires. — 4» Lecteurs; Eiicolpe, le lecteur de Pline le Jeune. — 5» Secrétaires; leur emploi. Tiron, type du secrétaire. — G» L'instruction donnée dans la famille. Le pédagogue ; difficultés de ses fonctions; comment on récompense ses bons et loyaux services. Le précepteur; recrutement d»;s grammairiens domesli(jues, esclaves, affranchis, ou hommes libres. Le progranune de renseignement; ennuis et déboires du grammairien. — 7» Les philosophes domesticjut's; sévères avertissements de Lucien à celui (jui recherche le métier de moraliste à gage. Rùle de ces directeurs moraux; leur fonction de *< consolateurs »; ils assistent quelquefois jusqu'à la mort les victimes du césarisaie. La trahison du philosophe Egnatius 159
Chapitrr IV. — Pli.nk le Jeine protecteur des lettres
Pline le Jeune a toutes les qualités requises dans le parfait protecteur des lettres: il les aime avec passion; il est bon, serviable et libéral; il serait heureux de passer pour le Mécène de son siècle; sa grande situation et sa fortune lui donnent mille moyens d'être utile. — Comment Pline protège les lettres : il donne du cœur aux écrivains, les encourage a travailler, à écrire, à publier, les dirige par ses conseils, les félicite quand leurs œuvres ont vu le jour; son zèle pour les lectures pul)li(|ues. — Services plus positifs rendus aux gens de lettres; il obtient pour eux des dignités, des honneurs; ses rapports avec Suétone. Il recommande les premiers sophistes arrivés à Rome, et les fait connaître à ses concitoyens. — Libéralités de Pline : petits présents; les frais de voyage de Martial; invitations à dîner. Largesses extraordinaires; Pline paye les dettes du philosophe Artémidore; il fonde à Come une école et une bibliothèque. Conclusion 181