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3. //y/V/., S."i. — Il avait écrit aussi la vie de Drusus. [Claud., \.)
4. Suét., Oct., 101. « Inde.r rcriim a se gestarum. » Cf. Tac, Ann., i, il. Nous ne citerons pas les nombreux ouvrages ou articles modernes écrits sur les fameuses tables d'Ancvre.
Son éloquence était précise, presque nue, d'une sévère élégance, facile pourtant, avec cette aisance d'un homme qui porte, sans effort apparent, les affaires du monde. 11 prononçait d'ailleurs, ou lisait ses discours d'un certain ton agréable et piquant, qui lui était particulier; on écoutait toujours avec plaisir cet habile orateur, qui savait dire des choses graves et sérieuses, avec la juste dose de grâce et d'agrément qui convenait à son caractère ^
Auguste toucha aussi à la poésie, en prenant ce qu'il fallait pour être de son temps. 11 se flattait, paraît-il, de tourner une épigramme avec un certain bonheur; c'est un exercice dont il s'occupait surtout au bain-, montrant assez par là le peu de prix qu'il attachait à ces futilités. Auguste était, d'ailleurs, le premier à rire de ses essais malheureux. Il s'était mis en tête de bâtir une certaine tragédie d^AjaXy et il en attendait merveilles, se promettant bien de lire un jour ce chef-d'œuvre à ses amis intimes. Mais, le premier feu passé, et son imagination refroidie, quand il voulut se remettre à sa tragédie, elle lui parut franchement détestable, et il la sacrilia sans pitié. Oii^'l<l»i^ temps après, un de ses amis, ne voyant pas venir la pièce annoncée, demanda au prince « comment se portait son Ajax. — Fort mal, » dit-il, en faisant allusion à la folie et à la fin dramatique de son héros, « le malheureux! il s'est précipité sur l'éponge^! »
Les billets d'Auguste à Horace sont écrits avec une bonhomie charmante* ; c'est une langue à part, fine, railleuse, d'un abandon raffiné. On voit avec plaisir que le prince se
1. Siiél., 0/^'^., 8i; 80; Tac, Anii., xiii, 3. — Fronton, ad Vvrunt Fpi.sL, i (t. H, |i. 188 (|p l'édition Cassant, liuic; surt )ut, dins li'> disronrs d'Auguste, lélégance et IfS grâces sid)re-; d'une pure latinité.
2. Suét., Oif., 85, — Martial (xi, 20) cite quelque:? vers d'Auguste. — Suétout' [loc. cit.) lui attribue un poème en v»'rs liexamèlres intitulé : Sicilia, et un recueil d'épigramnies.