‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 44 sur 345 · Suét., Ocl · texte numérisé non relu

Suét., Ocl

2. Ils se contentent de nous apprendre qu'Aui^uste avait proposé lui-même ■A Virtrile le sujet de VÈneidr, qu'il s'intéressait activement à l'exécution de ce poème, et que, après la mort de Virgile, il s'opposa de toutes ses forces à la

Ce silence est singulier. Sans vouloir en grossir l'importance, nous aimerions assez à y voir simplement une petite leçon pour ceux qui nous parlent d'un rôle prétendu officiel, attribué à la littérature parle gouvernement d'Auguste et de Mécène, qui tiennent à en faire une « institution », un rouage nouveau introduit dans la machine de l'Ktat. .l'ai peine à voir un de nos plus fins critiques, accoutumé à plus de mesure et de tact, nous parler à ce propos d'une « littérature reconnue, régularisée, constituée », d'un pouvoir qui « fait travailler » les poètes à la réhabilitation morale de son autorité, d'un « njinistère » exercé par Mécène à l'égard des gens de lettres. Selon lui, Mécène aurait eu pour mission, non pas seulement de soutenir et d'encourager les talents, mais de « les enrokr, les discipliner, leur donner le mot d'ordre de cette espèce de département de l'esprit public dont il était le chef'.» Toutes ces expressions, sans être brutalement inexactes, sonnent faux cependant. Non, les choses ne se sont point passées sous cette forme presque administrative. Que certains poètes se soient jetés dans l'éloge avec une servilité fougueuse, que les plus fiers eux-mêmes aient quelquefois cédé à rentraînemcnt général avec trop de complaisance, que leurs admirations aient aujourd'hui l'apparence d'hommages commandée, je le reconnais sans peine. Mais ne parlons pas, s'il vous plaît, d'un ministère de l'esprit public, d'un gouvernement des lettres, d'écrivains patentés qui auraient vu leur place, tians la hiérarchie de TKtat, à coté et tout près des fonctionnaires.

La littératur.', au début de l'empire, n'a été ni complètement libre, ni asservie à un système politique. Quelle

(leslriiclioinl.' h.ii OMivri-. Lo l.io^r.iplie ajoute : « E.iislùnant Virfjilium, si (lintius vi.rUscl. XXIV lihros usqur ad Auf/u.sti tempnra script uriini, ntf/iw nlia (juœdam pt-rnirsuriu),, Aiufusti vn-o qesta dilifjentissime exsccuturum. >. C'est une allusion i)rol)al)le à ce passage des (i('orf/i(/urs (m, 46) : <' Mo.r tamen acciiu/ar dicm- puf/nas C.rsaris, etc. » (Vuy. I i(a, 3o; 46; 56-58; Servius, Proœm. ad jEiifid.)

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