‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 50 sur 345 · Ilor., Ep., I, ni; I. viir:.n. ii; M;iil., vm. "jG; etc · texte numérisé non relu

Ilor., Ep., I, ni; I. viir:.n. ii; M;iil., vm. "jG; etc

les récompensaient de leur bonne volonté et de leur faconde. Ils se chargeaient, c'était leur rôle, de faire oublier le passé en vantant le présent, et Auguste trouvait son compte à cette dépense de flatteries, pourvu qu'on n'y mit pas trop de maladresse. Cependant quelques-uns se distinguaient par un certain talent de ces louangeurs insipides; nous avons qu(^lques vers assez bons de Pédo Albinovanus sur le voyage de (iermanicus dans l'Océan du Nord ' : Julius Antonius était sans doute un poète de quelque mérite, puisque Horace l'engage à chanter le triomphe d'Auguste-, au moment où ce prince allait rentrer à Home, après une expédition victorieuse contre les Sicambres. Yarius, ami intime de Virgile et d'Horace, loué par ces grands esprits avec une sincérité qu'on ne peut mettre en doute', ne pouvait pas être médiocre, dans ce fameux panégyrique d'Auguste que les anciens ont vanté \

Les prosateurs n'étaient peut-être pas moins nombreux autour du Palatin, bien qu'ils soient en général moins connus. Tite Live, « le pompéien"^ », recevait du prince d'aimables flatteries, et des reproches plus honoral)les encore. Il donnait en quelque sorte un gage au gouvernement d'Auguste, en acceptant de prendre quelque part à l'éducation de Claude". On a loué son impartialité sereine, si supérieure aux banales complaisances. Nous sommes loin d'y contredire; toutefois, dans son récit de la mort de Cicéron, Tite Live semble excuser un peu le triumvir <Jctave, quand il déclare que l'orateur <( n'a pas été traité plus cruellement par son ennemi triomphant, que lui-même ne l'aurait traité, s'il eut été vainqueur' ».

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