VHa, 46; Dial. Or., 13; Claud., Ep. ad Oli/br
3. Macroh.. Saturn.,\, 24. Cf. Sén., Controv. E.œ. lib. III, Prcvf. — Xous ne jionvon.;; nous em{»êcher de garder quelque duute sur rautlienticité de celle iellre.
4. Georq., i, m, iv ; Aindd., i. vi, vin; elr. — Diverses pièces de l'anthologie, où il est question dWugusle et de Mécène, et qui sont attribuées à Virgile, n'ont aucune aullienlicilé. (Vuy. Iliese, n. 779, 780 et 782.)
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n'attend pas, sans doute, que nous revenions sur chacune de ces pages superbes, présentes à toutes les mémoires, qui résument en traits immortels l'opinion presque unanime des contemporains sur le principat d'Auguste.
Que faut-il penser de cet éloquent panégyrique? Nous ne croyons pas nécessaire de juger de nouveau une cause entendue tant de fois, et nous nous contenterons, sur ce point, de retenir les conclusions auxquelles s'est généralement arrêtée une critique sage, impartiale, exempte de déclamation, et qui sait tenir compte des temps et des circonstances. On est donc à peu près d'accord à reconnaître aujourdlmi que l'attitude de Virgile et d'Horace, — car ces deux noms ne peuvent ici se séparer, — fut celle d'esprits honnêtes et indépendants, sauf quelques réserves à faire. Il est vrai qu'ils ont aidé le gouvernement d'Auguste, qu'ils n'ont pas peu contribué à le consacrer, à le rendre populaire. Mais c'est un singulier grief! Ktait-ce là un si grand crime? A cette époque restait-il d'autre remède aux maux de l'État que le pouvoir d'un seul? Xe faut-il pas reconnaître que le gouvernement d'Auguste, s'il a commencé dans le sang, s'est montré ensuite, et pendant un demi-siècle, sage, modéré, tutélaire? Dès lors, quel reproche peut-on faire à Horace, et surtout à Virgile, qui n'avait pas d'antécédents politiques, d'avoir employé leur génie à faire accepter un ordre de choses qui faisait succéder la sécurité à l'anarchie ?
Nous voudrions cependant qu'ils eussent loué Auguste en termes plus simples. Il y a en effet, dans le ton de ces éloges, quelque chose d'enllé, de pénible, qui met le lecteur mal à l'aise, et l'indispose un peu contre ce que les malveillants appellent un rôle officiel et commandé. Cependant, cette restriction faite, hàtons-nous d'ajouter qu'il est dangereux de juger ces choses avec nos idées modernes ; ce qui nous semble excessif et peu digne était alors tout sim- . plement le style exigé, de ceux qui parlaient du pouvoir, par les convenances et l'usage.
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Il en faut dire autant de l'apothéose d'Auguste ; l'empereur est vingt fois déclaré dieu par Virgile et Horace. Cela est aujourd'hui exorbitant, incompréhensible, presque ridicule; c'était alors la chose la plus simple du monde, et personne ne s'avisait de protester contre une flatterie si monstrueuse. Les poètes d'Auguste n'ont pas d'ailleurs inventé l'apothéose : quand Virgile, avec une incomparable splendeur de langage, élève un temple au Jupiter du Palatin sur les bords du Mincio\ il ne fait que répéter en très beaux vers ce que tout le monde disait en prose autour du prince. Avant d'être chantée par Virgile et Horace, la divinité d'Auguste avait été proclamée par la dévotion populaire, et même décrétée par les pouvoirs publics : cet encens qu'ils lui offraient dans leurs vers, tous les jours il brûlait en l'honneur d'Auguste sur des autels réels, au moins dans les provinces. Cette apothéose, pour le prince qui se laissait décerner le titre de dieu, comme pour les gens habiles qui servaienj, sa politique, n'était pas autre chose qu'un moyen de gouvernement, une consécration religieuse du pouvoir; pour les poètes, c'était de plus une forme consacrée de langage. L'iipothéose, qui aujourd'hui nous paraît un outrage au bon sens, une adulation énorme, était donc fort peu de chose par elle-même, et l'on aurait, sans aucun doute, bien étonné Horace et Virgile, si on leur eut dit qu'ils commettaient la dernière des lâchetés, en mettant Auguste dans l'Olympe.
Ces réflexions sur l'apothéose impériale nous préparent à juger avec mesure, sans nous laisser prendre à certains mots un peu excessifs, les louanges qu'Horace a prodiguées sous tant d(3 formes au gouvernement d'Auguste. C'était souvent un impôt que le poète ne pouvait refuser à l'empereur. Le prince a recherché Horace avec un empressement visible ; il a désiré son concours, il a voulu en faire un défenseur et un auxiliaire de ses vues. Le fameux Poscimnr-^