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3. Cenest peut-t-lre pas sans inlenlion que le reeueil des rruvres (l'Ilonre s ouv.^ par le num de Mécène. ^Vuy. 0./., 1, i. cf. /;;.., ,. ,, î.)' "'"'''
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KT LEURS l'ROTECTEURS A ROME. fi7
semble, je le promets, pour le suprême voyage'. » On sait qu'Horace tint parole : il mourut quelques jours après son ami, et fut enseveli tout près de lui-.
Telles furent les relations d'Horace et de Mécène. Hn vérité, quelle place y restait-il pour les complaisances vulgaires? H faut renoncer à faire d'Horace un courtisan; décidément, c'est une thèse qu'on ne peut prendre au sérieux, et que seule une déclamation surannée réchauffe encore de temps en temps.
Le don même d'une riche ferme dans les montagnes sabines n'a pas modifié le caractère de ces rapports; Horace, après le bienfait, resta moralement l'égal du bienfaiteur. La reconnaissance est un des meilleurs sentiments du cœur humain, mais elle nou*- expose h quelque abaissement de l'ame; celle d'Horace n a jamais rien de servile % et c'est encore avec dignité qu'il sait dire à Mécène : Tff tue fccisti locupletem'\ Si même cette campagne qui a comblé tous ses désirs, et que (c les dieux » ont donné à celui qui demandait si peu% devait obliger Horace à sacrifier une partie de sa liberté, il n'hésiterait pas à rendre des présents qu'il faudrait acheter à ce prix. C'est ce qu'il (»sa dire un jour à Mécène.
Horace était allé visiter son domaine; la douceur du repos, le plaisir de voir « miirir les figues », sa santé, diverses circonstances, le retinrent à la campagne plus longtemps qu'il ne pensait d'abordé Mécène osa se plaindre, paraît-il, de ces délais en termes un peu vifs : Horace lui répondit avec fermeté qu'il voulait régler sa vie selon son