Voy. A. (îoll., m, ){; S. Jér., Chron.^ ad annum
2. Val. Max., liv. III, rli. vn, in Boni., 11. — Nous avons cru devoir rappeler ici ce trait; mais Atliiis appartient a la gJMiéralion des orateurs Crassiis et Antoine.
3. Cic. Brut.. 28; Pro Arch., 10. Cf. Val. Max., VIII, xiv, in Hom., 1.
4. <« Fi'ivct X.fciufi ^>, (lit un vieux critifjue. (Voy. A. (jcII., xv, 24.) .'». Varron. ap. A. Gell, xvir, 21.
H. niomcde, V. Patio; Cliarisius, v. Quanti.
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querelles, le poète rappelant le rôle assez pileux joué par Seipion dans eertaine aventure de jeunesse, une autre fois, prenant le peuple à témoin que le consulat, pour le malheur de tous, était un patrimoine de la famille Métella, la réplique hautaine et menaçante des Métellus, Nanius jeté en prison, délivré à grand'peine, et enfin chîissé de Home, sans doute après des témérités nouvelles. Ce drame nous est arrivé bien incomplet ; mais on y (Mitrcvoit un épisode de l'éternel conflit entre patriciens et plébéiens; il y est question « d'ofT(Mises envers les princes de la cité », de la (( l'action des nobles », d'officiers de police, dévoués instruments de la cause patricienne, de tribuns du peuple qui inttîrposent leur autorité en faveur du poète, et le tirent de sa prison, après un siMublant d'amende honorable'. Tout cela prouve jusqu'à l'évidence (|ue la politique; n'était pas étrangère au débat; c'est un des incidents les plus curieux de ces luttes civiles où accuser, se défendre, soutenir son piu'ti, était toute la vie du Forum.
A ce propos, on se souvient que Seipion l'Ancien, malgré tant de services rendus à l'Ktat, eut à soutenir les assauts les plus violents, et justement un autre Nanius, tribun du peuple, le harcela de ses accusations. Seipion d'ailleurs, ou le sait, le prit de très haut avec cet infime adversaire ; il l'appela (( un misérable p(>lisson, un plaisantin de bas étage'- ». On se demande si le tribun et le poète n'appartenaient pas tous deux à la même famille, à quelqu'une de ces races plél)éiennes où la haine des nobles était héréditaire.
Cepend;mt, conune nous l'avons dit, la plupart n'étaient pas si intraitables; ils acceptaient de bonne grâce, et même avec reconnaissance, C(i patronage qui tenait à la fois de la protection d'un maître, et de la cordialité d'un ami. En réunissant ce qu'on sait d'à peu près certain sur les rapports de
1. Voy. A. Cicll.. m. :{; vi, S; S. .Ilt.. Chion., ad annum 201; P:?euilo- Asconius, in C/c. l>/y. ; Cf. IMniil.. Mi/rs, ii, 2. — On pourrait pt^iif-ôtro raltiiclirr à (tIIo alTairt; les alla{|iios (rKiiiiiiis. atlaclif au paili t\i'> noiilcs, «'ttiitre .Na'viiis. ^Voy. CÀc. liruf., lî)/i
2. Cic, De Orat.. ii, fil ; A. (iell.. iv. IS; T. Liv., xx.wiii, ."jG.
ET Ll'URS PUOTECTiailS A ROME. 11
ces clients littéraires avec leurs nobles patrons, on peut se faire de ce connnerce une idée assez juste. Mais il faut tout d'abord dire un mot de l'origine de ces poètes qui ont vécu près des grands. Quelques-uns étaient étrangers, mais de condition libre, comme Ennius et son neveu Pacuvius; une circonstance fortuite, l'espoir de trouver la considération et la fortune dans une ville qui commençait à faire du bruit dans le monde, des sollicitations honorables \ les avaient conduits à Rome, et ils finissaient par s'attacher définitivement à leur nouvelle patrie. On voit cependant Pacuvius, pris de nostalgie sur ses vieux jours, retourner mourir à Tarente, dans son pays natal". D'autres fois, le futur poète n'était qu'un esclave intelligent, amené d'une cote lointaine sur le miirché de liome, ou offert à quelque grande famille comme un présent de prix\ Son maître l'avait fait instruire, puis l'avait affranclii; il l'avait enfin présenté au monde aristocratique de son entourage, et peu à peu l'ancien esclave était devenu l'ami, le commensal de ceux dont il avidt peut-être .autrefois rempli la coupe autour de la table. Livius Andronicus eut une autre fortune : emporté, pour ainsi dire, avec les dépouilles du siège, après la prise de Tarente, il tomba dans la domesticité de la famille Livia, lorsqu'on partageâtes prisonniers de guerre. Livius Salinator, celui-là même qui devait remîU)rter sur Asdrubal la victoire du Métaure, l'affranchit, lui donna son nom suivant l'usage, et le garda chez lui comme précepteur de ses enfants \ Il paraît même que Livius Andronicus, sans cesser pourtant d'appartenir à cette noble maison à titre d'hùte et d'ami, ouvrit une école de grammaire, et enseigna les lettres grecques à des jeunes gens des meilleures familles \ Ce
1. Voy. dans Corn. Népos [Cat. I\ roniment Ennius vint à K(ime.
2. A. (îoll.. Mil. 2: s. .1er., C/iroii., tt/l aniinni l.'>4.
'A. On a pensé, par exemple, (jue Tcrence [louvaif èlre un cadeau de Masinissa à une puissante lamille romaine.
4. S. .1er., Chron.^ ad anuum 1(S7 : <• Ofj inqrniinicritiun. a Liv. Salinaiorc, cu/us fi/ius erudichal, libcrtalv donafus est. »
o. ^iièi., De G rammal., 1,