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rrétait pas d'ailleurs une exception ; Ennius fut aussi quelque teuq)s g^amIuairieu^
Ces clients littéraires avaient cependant des fonctions à remplir auprrs de leurs nobles patrons. La principale consistait dans un rôle de confident discret. Ouand le grand cit(>yen était las d'affaires, accjihlé de soucis, il faisait venir non pai'to^ lui ouvrait son ànie, lui demandait des conseils, et qu(»Iquefois des consolations; car nous savons, par la vie agitée et souvent périlleuse des deux Scipions au milieu àii-!, factions et des haines civiles, que la jalousie faisait payer cher à ces hommes illustres la rançon de leur gloire.
Ennius, dans le septième livre de ses A)malos, a raconté en quelque sorte l'histoire de ces amitiés qui rapprochaient le patricien et le poète. Bien que cette page soit assez connue, nous ne pouvons nous dispenser de la citer encore. Aulu- (ielle, qui nous a conservé ce passage curituix, nous avertit (pi'on y verra l'énumération des qualités nécessaires à celui qui a riionneur de vivre dans la familiarité d'un grand personnage; une éducation parfaite, de la distinction, un langage mesuré, de l'à-propos, de l'esprit, tout cela n'est pas de trop pour hien tenir cet emploi difficile. Il est probable d'ailleurs qu'Ennius, en écrivant cette page, pensait surtout à ses rapports étroits avec le premier Africain. Après de longues heures consacrées aux grands intérêts publics, si le patricien veut détendre un instant son esprit, <' il appelle celui qu'il admettait volontiers au partage amical de sa table, de son entretien, de ses secrets, lorsqu'il s'était fatigué, une grande partie du jour, à traiter les affaires de la République, ou dans le vaste F(»rum, ou dans la vénérable assemblée du Sénat; devant (pii il pouvait tout dire sans crainte, les grandes choses connue les plus petites et les moins sérieuses, répandre librement sa tristesse et sa joie; le sur dépositaire de toutes ses pensées, le compagnon de tous ses plaisirs conmis ou cachés ; homme que nul senti-