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savait bien que Mécène se garderait d'en rien faire, et qu'il ne s'engageait guère en attendant son exemple.
Une seule fois. Properce semble aborder déhbérément et sans détour l'éloge d'Auguste ' ; c'est quand le prince a formé le projet de porter la guerre jusqu'aux extrémités de l'Orient. Déjà le poète voit les futurs succès de cette expédition, et d'avance il célèbre le char triomphal d'Auguste arrêté par l'enthousiasme de la multitude. Mais on est un peu inquiet, quand on voitCynthie mêlée à cette foule; et en elfet ce chant de triomphe linit, quand on croit qu'il commence à peine. De même une autrefois, après avoir quelque temps chanté « Apollon d'Actium )>, il s'arrête, comme épuisé d'un tel effort, et c'est l'épicurien qui achève cette page commencée sur le mode héroïque : « C'est assez pour les combats; Apollon vainqueur redemande sa lyre, et quitte son armure pour des danses légères. Maintenant, qu'on dresse un festin somptueux sous les ombrages du bois sacré, et que les caresses de la rose descendent sur
mon fronts»
Properce était donc peu fait pour ce métier de poète de cour ; la mort même de Marcellus, qui a inspiré à Virgile des vers si beaux, n'a tiré de lui que des plaintes banales et de froides réflexions : « Il meurt, et l'infortuné n'avait que vingt ans ! Va maintenant ! dépasse Attalus par le luxe de tes vêtements, et couvre-toi de pierreries dans les grands jeux ; tout cela sera la proie des flammes". » Voilà tout ce que Properce a pu trouver sur ce dramatique événement. Lorsqu'il a voulu chanter autre chose que le plaisir, il la fait presque malgré lui, et avec une contrainte évidente.
xNous croyons avoir démontré que Virgile, Horace et Properce, s'ils ont donné quelquefois, surtout les deux premiers, dans les hyperboles du panégyrique, sont pourtant