‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 90 sur 345 · Voy. Tar.. Ami., xv · texte numérisé non relu

Voy. Tar.. Ami., xv

dose ^ Ausone adresser des compliments obséquieux à un préfet du prétoire', Claudien accabler de flatteries d'importants personnages qui furent évidemment ses protecteurs ^

Mais les plus nombreux appartiennent à ce siècle de dilettantisme littéraire qui commence à peu près à Néron, et finit avec Trajan. A cette époque, le rôle de Mécène est très couru; il n'y a rien qui soit de meilleur ton; aussi la carrière est-elle encombrée. Même en épuisant Stace et Martial, pourtant si féconds sur ce chapitre, on n'aurait pas, à beaucoup près, tous ceux qui se disputent l'avantage de s'intéresser, ou de paraître s'intéresser à la prospérité des lettres.

Toutes les classes riches de la société romaine sont ici représentées. D'abord, au premier rang, ce qui reste de la vieille noblesse, et beaucoup des nouvelles familles sénatoriales : les Pisons, les Sénèques, les Cottas, les Domitii, Victorius Marcellus, protecteur de Stace, le même à qui Quintilien a dédié ses Institutions, Silius Italicus, Septime Sévère, aïeul de celui qui fut empereur, Rutilius Gallicus, préfet de Rome, consul et gouverneur de l'Asie, Pline le Jeune, etc.

Dans cette foule, nous ne voulons que choisir ici deux noms'* : Caipurnius Pison et Stella. L'un représentera la noblesse opposante ; l'autre^ la noblesse ralliée au pouvoir.

Parmi tous ceux qui ont protégé les lettres sous l'empire, un des plus célèbres est assurément Caipurnius Pison, chef malheureux de ce grand complot qui échoua sous Néron, homme assurémentpeu vulgaire, poète, musicien, orateur, agréable à l'opinion, à la fois par ses qualités et par ses défauts ; très indulgent pour lui-même et pour les autres, d'une extrême affabilité, prodiguant un peu à l'aventure 3a

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